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Si tu veux être vraiment heureux, commence par ne pas l’être, car tu viendras à distinguer ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas. Le bonheur oui mais dans la vérité.

La souffrance n’est jamais une fin en soi mais est toujours le début de quelquechose d’autre : l’intériorité.  La démarche introspective ne peut aboutir car elle est piégée par l’éceuil de la pensée et de ses concepts. Ceux-ci étant la résultante d’un vécu personnel, d’un passé. Comment donc faire du neuf, si on se réfère sans cesse à ce qui était avant et qui n’est plus, de fait.  L’ introspection n’est en fait qu’une réaction face à un environnement donné, et c’est en vérité une recherche stérile car on ne suffit pas à soi-même.

L’intériorité c’est différent, car il s’agit de développer l’oeil de l’intérieur qui verra autrement ensuite le monde extérieur. Ce n’est pas révéler quelquechose, comme dans l’introspection, mais c’est s’ accepter tel que l’on est, et se sentir aimé pour cela.  C’est aussi ce qui permet de s’abstraire de soi pour être en capacité de voir profondément sa vie au-delà de ses propres conceptions. C’est s’ouvrir sur ce grand autre qui est présent en chacun de nous.

Cela réside essentiellement sur le pardon et l’amour, que l’on ne peut obtenir qu’à la condition d’accepter sa part de négativité et travailler sur elle. Et sans amour, vous aurez beau faire – courir après tous le dieux de la terre, prendre part à toutes les activités sociales, tenter de remédier à la pauvreté, entrer en politique, écrire des livres – vous ne serez qu’un être mort.

Le chemin commence dans le coeur de chaque être humain, s’il a le bon sens de s’ouvrir sur autre chose que lui-même. En effet, on ne peut changer le monde par la lutte mais seulement par la prise de conscience intérieure et cela passe par la pacification de notre rapport au monde. Quand on comprend cela, on peut s’ apercevoir que l’Histoire est vraiment le symptôme de nos maladies.

On a toujours le choix, mais seulement si on accepte de regarder dans nos abîmes et d’y sentir au travers, invisibles, la paix et le repos.

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