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  • Ni drogue, Ni alcool : Quand on est touché par la maladie psy, il faut mieux éviter d’en rajouter avec la prise de toxiques. A éviter surtout si on prend ses médicaments anti-psychotiques.
  • Prendre son traitement sans discontinuer, même si ça va mieux : très important de prendre en permanence un traitement adapté en fonction de la maladie de la personne. Encore + important de le poursuivre même et surtout si ça va mieux pour éviter tout risque de rechute dans la maladie (80% des rechutes sont liées à la mauvaise prise des médicaments ou à l’arrêt complet du traitement).
  • Trouver des environnements tolérants : Important également pour ne pas avoir à se justifier en permanence sur sa maladie, nécessite par exemple que la famille de la personne en souffrance soit sensibilisée à la maladie psy pour améliorer l’efficacité globale de la prise en charge et du suivi et surtout la qualité de vie de la personne.
  • Rapports amicaux : Touche à la vie sociale de la personne. Même si on est malade on a toujours les mêmes besoins de vivre en société que les autres à condition qu’il y ait une qualité de la relation amicale. Attention cependant, il vaut mieux être seul que mal accompagné.
  • La spiritualité et trouver une raison à sa souffrance : C’est peut être se point qui fait la différence … Pour qu’un processus de résilience puisse s’enclencher, il faut au préalable que la personne accepte sa maladie et ses conséquences, d’où l’importance de la spiritualité dans toute tentative de reprendre pied avec la réalité. En effet, la spiritualité offre des outils pour mieux appréhender la souffrance et la placer dans un ordre ou une vison du monde cohérente avec la réalité concrète. Attention néanmoins, cette spiritualité doit être teintée d’amour et de discernement ainsi que de respect envers l’autre autant qu’envers soi même. A bannir donc, l’ésotérisme sous toutes ses formes.
  • Un sentiment de but et de direction : la mission de survie autour de laquelle organiser son rétablissement.  Tenter de trouver ou retrouver une « linéarité » dans sa vie. Faire le point régulièrement sur les progrès obtenus.
  • La routine : Ne pas trop se heurter en permanence avec la nouveauté et le risque. La routine est apaisante et constructive, elle ne pousse pas la personne dans ses retranchements et donc lui permet de reprendre à son rythme confiance en elle même.
  • Un jour à la fois, une heure à la fois, une minute à la fois : Ne pas forcer les choses. Comme dit l’adage, tout vient à point à qui sait attendre. Parfois, il vaut mieux ne rien faire que de prendre trop de risques, tout ça pour se prouver qu’on peut faire comme les autres, sauf que les autres ne sont pas forcément en maladie. C’est triste mais c’est ainsi, à chacun son rythme et à chacun sa vie. Il ne faut jamais vraiment jamais se comparer aux autres.
  • Etudier, apprendre et travailler : C’est utile pour se stimuler et stimuler son esprit, pour le rendre + vif avec le temps. Il ne faut pas perdre de vue les bénéfices du travail même si on commence petit, tout petit : comme de simples exercices de mémoire.
  • La volonté de prendre ses responsabilités et accepter que personne ne peut faire le travail de rétablissement sauf soi-même : Un point important là, personne ne peut faire les choses à notre place, on peut mettre en place le meilleur suivi du monde pour une personne, si celle ci ne prend pas ses responsabilités en prenant son traitement par exemple, c’est peine perdu. J’en ai vu des malades qui ne tenaient pas compte de ce simple conseil et que se laissait abattre … on reste toujours maître de son destin.
  • La volonté de suivre une psychothérapie pour dépasser les traumatismes : importance d’avoir en plus du traitement un suivi psychologique de soutien pour faire le point avec quelqu’un d’extérieur et de neutre, ceci afin de tenter d’y voir + clair sur soi.
  • Rencontrer d’ autres personnes se rétablissant et apprendre à ne pas être honteux : ce n’est pas une honte d’être malade, il faut toujours garder à l’esprit que l’on reste une personne malgré tout ce qui peut nous arriver. Pouvoir constater que d’autres y arrive est salvateur pour soi. Il faut garder un tant soi peu d’amour de soi pour mieux affronter le défi de la maladie et des autres.
  • Développement des capacités d’autonomie :
  1. Comment éviter les idées délirantes.
  2. Comment accepter d’entendre des voix ou d’avoir des hallucinations visuelles.
  3. Comment gérer l’anxiété.
  4. Comment se reposer, se calmer, dormir.
  5. Prier, méditer.
  6. Diète sensorielle.
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