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Pour venir compléter mes propos précédents, je veux ajouter que la seule façon de se sortir par le haut d’une maladie, il faut commencer par l’accepter.

En effet, accepter la souffrance, c’est prévenir tout péril, vouloir la fuir ou la combattre c’est se condamner à l’ exil ou à la mort. Ce type de rationalité n’est pas si commune que cela car comme le disait Freud par exemple, l’être humain cherche naturellement le bonheur et veut éviter la souffrance. Ceci est humain certes mais ne nous permet en aucune façon de nous délivrer de nos déterminismes culturels et socio-économiques.

Même si la souffrance humaine n’est pas une bonne chose, elle peut parfois nous conduire vers ce qui est essentiel dans une vie à savoir un amour éclairé. Ceci ne pouvant s’accomplir  que par cette forme d’acceptation qui à mon sens à une incidence forte sur la manière dont nous vivons nos difficultés et qui nous pousse invariablement vers la paix intérieure. C’est paradoxal d’être le lieu de la souffrance et en même temps y trouver une paix et un amour qu’on ne pourrait pas connaître sans elle.

Pour compléter, je ne peux que dire que ce que nous considérons comme prépondérant dans nos vies comme le travail, la réussite personnelle, les gloires humaines sont illusoires. Ceci dans la mesure où nous ne pouvons pas prendre le temps de nous poser les questions fondamentales de l’existence humaine. C’est un champ qui dans nos sociétés matérialistes n’est pas valorisé à sa juste valeur.

La souffrance peut être parfois un refuge dans lequel nous pouvons sombrer et celle-ci confinée en elle-même n’a pas de sens. Tout le travail philosophique que j’ai fais jusqu’à présent m’a permis de mettre à nu le fait  que nous sommes tous capables de faire des choses si nous refusons d’être vaincu par la peur de notre propre faiblesse.

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