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L’expérience m’a montrée que la seule chose qui puisse encore nous relier à nous-mêmes et par conséquent aux autres ensuite, c’est l’amour. On ne prend conscience de soi, de sa propre valeur, qu’à travers cela. Aucun d’entre nous ne peut se suffire à lui-même quelque soit ses qualités propres. On ne vit que par ce lien si fragile et presque impalpable qu’est l’amour.

L’autre existe en nous mêmes, c’est dans la relation sensible que nous pouvons trouver cela, dans la conscience que nous ne sommes que ce que nous pouvons aimer. On ne peut donc pas se vivre et s’épanouir hors de soi ou contre soi, car c’est vain et stérile. Il faut bien garder à l’esprit que les choses, que l’univers entier est solidaire de chaque créature qu’il englobe : le Microcosme est dans le Macrocosme.

C’est ainsi que chacun d’entre nous quelque soit ses origines, sa condition sociale PARTICIPE à quelque chose qui le dépasse mais auquel il ne cesse pas d’appartenir. Hors de cela rien n’existe et ne dure vraiment, n’a de cohérence ou de sens. Il est donc très important de réaliser quels sont les mobiles de nos actions et vers quoi elles tendent. Ce qui revient à dire que sans amour comme moteur, il n’est point de paix dans l’esprit et envers les autres, et donc pas de stabilité dans le résultat de nos actions.

Par conséquent, on ne peut se retrouver que dans cette relation d’amour qui sous-tend le réel et qui crée ou recrée ensuite notre identité personnelle et unique.

J’aime donc Je suis.

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