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La psychose est un problème sans solution dans la mesure où elle se traite mais ne se guérit pas. Il me paraît vain de lutter contre cette maladie en espérant s’en libérer. Pour ma part, j’ai renoncé à ce combat perpétuel, ce qui ne veut pas dire que mon état de santé s’est aggravé bien au contraire.

En renonçant à la lutte, mon esprit s’est considérablement apaisé. Accepter que la maladie est là permet de l’apprivoiser et aussi de mieux cerner le fonctionnement de l’esprit ce qui est au final la même chose. Cette forme de renoncement libère un potentiel de rétablissement bien plus important que la démarche guerrière du “lutter contre”.

Dans cette optique, il ne suffit pas de comprendre qu’on est malade mais aussi d’accepter les conséquences de la maladie, ce qui permet de faire le deuil d’un avenir qui aurait pu être mais qui de fait ne sera pas. Cela permet ensuite une fois ce travail de deuil  parfois douloureux accomplit de ne plus vivre dans le passé et de fait de se créer un avenir différent, et ainsi de s’ouvrir vers de nouvelles perspectives.

Pour réaliser cela, il ne faut pas trop tenir à sa propre volonté personnelle de s’en sortir mais plutôt infléchir celle-ci en s’abandonnant soi-même. En effet, on ne se traite pas les problématiques de santé mentale de la même manière que les pathologies physiques.

Pour conclure, je dirai que ce genre de démarche de renoncement permet de prendre beaucoup de recul sur soi que celle consistant à se battre contre la souffrance car en faisant cela, on ne fait que l’aggraver. Il est naturel de se révolter contre l’injustice de la maladie mais sur le long terme ce n’est pas constructif. Il me semble donc plus utile d’accepter courageusement  la souffrance tout en sachant que celle-ci est transitoire si nous ne mettons pas trop de résistances à l’accueillir.

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