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Aujourd’hui, les sciences fondamentales théoriques viennent conforter les intuitions des mystiques de toutes les croyances confondues et les intuitions philosophiques les + anciennes de l’humanité. C’est ainsi que la vision stoïcienne d’un monde où règne l’interdépendance des événements et/ou des êtres entre eux semble être confirmée par la science contemporaine.

C’est un fait maintenant établis par exemple dans la théorie du chaos, que des petites causes peuvent provoquer de grands effets, comme une boule de neige qui en dévalant le versant d’une montagne peut se changer en avalanche. Tout est relié, interconnecté et fait partie d’un même objet.

Sur le plan éthique, puisque c’est de ça qu’il s’agit principalement dans le stoïcisme, on peut objecter qu’une conduite disons « correcte » au sens d’une juste aspiration à agir pour le bien de soi et des autres peut avoir des effets dit en « cascade » et provoquer à partir d’une seule personne des changements sur son environnement non seulement personnel mais aussi bien au-delà.

Néanmoins, c’est une chose dont nous ne pouvons avoir conscience, puisque il faut bien admettre que ça nous dépasse infiniment : on ne peut pas voir toutes les conséquences de nos actes par exemple.

Oui, nous sommes reliés à l’univers, nous en faisons partie mais à mon sens nous n’en sommes pas la source, puisque justement nous n’avons pas cette conscience capable de cerner les conséquences exactes des interactions que nous avons vis à vis du monde qui nous entoure. En conséquence, il ne nous appartient pas de dire ce qui est Bien ou Mal de façon absolue, de nous prendre pour Dieu lui même si je puis dire.

J’ajoute à cela et toujours dans la même optique, que le vieux rêve cartésien voulant faire de l’homme le « maître et possesseur de la nature » (Cf discours de la méthode de Descartes) est faux par rapport à cela même : l’homme n’est pas séparé de la nature, il en fait partie. D’ailleurs, en illustration de cela, il suffit de voir les conséquences de nos modes de développement économiques dits « rationnels » qui sapent de + en + les fondements de la nature la faisant se retourner contre nous, les hommes.

Ce qui en conclusion me fait dire que cette vision stoïcienne du monde et des êtres reliés entre eux et donc inter-dépendants et solidaires sur le plan tant physique que dans le champ éthique et social, est plus que jamais d’actualité.

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