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Pourquoi accepter le scandale de la souffrance sans pour autant se révolter ?

A mon sens, on ne peut tout simplement pas le faire humainement parlant car ça va contre nos désirs naturels. Il est donc fort utile de s’inspirer des enseignements fondamentaux des grandes traditions spirituelles et du christianisme en particulier. Ceci du fait de la figure même du christ appelé Le Serviteur souffrant dans les textes prophétiques juifs qui ont entrevus ce que nous nommons aujourd’hui sa passion : mort et résurrection.

La Vierge Marie nous dit d’accepter la souffrance par amour comme le Christ l’a fait, c’est à dire sans se révolter, car sinon c’est rendre le mal pour le mal : ce qui ne fait que l’entretenir. Il nous faut donc briser ce cercle vicieux en acceptant nos difficultés avec patience et amour. Cette recommandation de la Vierge n’est pas surprenante, ni obscure car nous pouvons voir chaque jour que nous AUGMENTONS la souffrance si nous ne l’acceptons pas. Il ne s’agit pas dans mon esprit de confondre cette forme d’acceptation et la résignation : se faire soigner à un DEVOIR pour un malade.

Il est donc également bon de nous rappeler que nous vivons dans un monde qui est profondément blessé par le péché et le mal (ce qui va contre l’amour de Dieu et des autres). De ce fait, notre montée vers le ciel se traduit invariablement par des épreuves. La croix (c’est à dire ce qui va contre mon désir) reste nécessaire à cause du péché du monde.

De part cela, j’ai fini par accepter la maladie et ses conséquences et j’ai pu, et cela pour la première fois me sentir aimé pour ce que je suis et pas simplement pour ce que je peux faire visiblement de ma vie. On ne peut donc pas suivre un tel cheminement sans perspective métaphysique, c’est à dire en donnant un sens, une portée, à sa souffrance personnelle. C’est cela au final qui fait la différence et qui me procure une certaine paix et harmonie avec moi-même.

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