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Comme disait Bouddha : “Ce n’est pas les choses qui troublent les hommes, mais l’opinion qu’ils en ont”. Dans la maladie psy et + généralement dans la vie de l’esprit, bien des choses peuvent se produire pour le meilleur ou pour le pire. Il faut donc avoir un minimum de vigilance quant à soi si on ne veut pas tomber dans une forme d’errance, en prenant pour argent comptant ce qu’on voit ou ce qu’on entend. En ce sens, le phénomène de l’hallucination est intéressant. Mon médecin m’a affirmé que ce n’était pas cela la maladie, car selon lui tout le monde hallucine au moins une fois par mois. Par exemple, on peut voir un chat près de soi alors qu’il n’y a rien dans une rue … Non, ce qui vient créer une maladie mentale, c’est bien l’association d’une hallucination ou d’un phénomène psychique du même type avec une interprétation. C’est bien cette association PHENOMENE HALLUCINATOIRE + INTERPRETATION qui est bien la condition à l’émergence d’une réalité annexe dont le sujet est la victime tout en étant en même temps le prisonnier.

Dans un précédent article,  (conseils pour lutter contre la psychose), je parlais de diète sensorielle. Tout l’enjeu d’une reprise de contrôle de soi, de retour dans la réalité commune est là, dans l’intention personnelle de ne pas nourrir son esprit par l’interprétation d’un phénomène hallucinatoire. On peut ainsi très bien avoir une hallucination et ne pas délirer pour autant. Il faut donc être vigilant à mon sens, ce que je m’efforce de faire chaque jour depuis maintenant plusieurs années. Je dois bien l’avouer, cette constante résolution de ne pas nourrir mon esprit avec des interprétations en cascade, a contribué à faire stopper toute forme de mécanique délirante potentielle. Cela m’a aussi procuré une liberté d’esprit que je ne soupçonnais pas, tant il est vrai qu’il est bon et agréable de ne pas trop s’écouter quand on sait à quel point la réalité est souvent illusoire et changeante.

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