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Dans le but de clarifier ma pensée, je tiens ici à mettre en garde le lecteur à son utilisation surtout quand celui ci souffre de psychose. Il faut être encore plus prudent et surtout garder en permanence les pieds sur terre. Si pour moi la méditation a eut des bienfaits clairs et indiscutables, ce ne sera pas forcément le cas de tout ceux qui peuvent y avoir recours. Ma démarche personnelle est celle de quelqu’un qui a des bonnes notions dans la phénoménologie de l’esprit. Je tire mon expérience d’un vécu et aussi des textes de plusieurs traditions spirituelles et philosophiques. Si vous faites de la méditation dans des buts farfelus, vous serez terriblement déçus, il ne se passent JAMAIS rien en méditation : on ne voit pas d’anges, de démons ou que sais-je encore.

De plus, ce n’est pas parce qu’on médite que cela dispense de prendre son traitement anti-psychotique, ni de garder son suivi en psychiatrie si le besoin est réel et urgent. Il faut bien assimiler que la méditation pour moi, c’est du terre à terre, elle repose sur le bon sens et sur l’observation. Il s’agit bien de rétablir par ce biais le contact perdu avec soi, de combler les fossés créés dans l’esprit par la maladie. Cela demande du temps, beaucoup de temps et donc de la persévérance.

Ceci étant dit, et en ce qui me concerne, il s’agissait bien par là de me sentir mieux avec moi-même car on a tout intérêt à l’être à minima, on ne peut divorcer de soi ! La méditation peut permettre selon la distinction classique d’une part de calmer l’esprit et d’autre part de l’examiner avec attention à la manière d’un médecin. Il est en réalité bien difficile d’expliquer le COMMENT de cette démarche tant il est vrai qu’elle demande de la vigilance quant à soi et d’avoir LES PIEDS SUR TERRE ET LA TETE SUR LES EPAULES. En un mot, la méditation doit servir à simplifier notre relation envers nous mêmes et en incidence avec autrui puisque tout cela peut avoir des effets.

Les neurosciences s’intéressent de plus en plus ces dernières années à la démarche méditative dans la gestion des émotions et bon nombre de moines bouddhistes ont été « testés » avec des scanners pour voir l’effet de cette pratique au niveau du cerveau. Ses effets sont réels et quantifiables mais il nous manque encore visiblement de recul pour apprécier les résultats de ces examens pratiqués par la science. Ceci dit la démarche est engagée, c’est le principal.

Quant à moi, je reste persuadé de ses bienfaits si on y a recours dans les bonnes dispositions d’esprit. Il s’agit de comprendre là que tout ce qui se passe dans l’esprit vient TOUJOURS de soi : toutes les pensées qui semblent venir de l’extérieur viennent en réalité de notre esprit. Par ailleurs, il ne faut pas en tenir compte si on ne veut pas activer ou réactiver un mécanisme délirant. Il faut faire comme si RIEN ne se passait et se contenter de se concentrer sur le réel, c’est à dire le VIDE du réel comme je l’appelle. Il faut donc bannir l’imagination et les fantasmes du processus de méditation. Bref, accepter qu’il ne se passe rien même si un phénomène survient.

La méditation ainsi assimilée et teintée d’amour de soi (derrière le vide apparent du réel se cache de l’amour) peut permettre d’avancer et de vivre plus sereinement les difficultés de la vie.

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