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La maladie psy, c’est comme un poids de 30 kilos que l’on porte sur soi en permanence. C’est lourd mais on peut le porter mais si on rajoute 1 ou 2 kilos, c’est tout de suite trop … si vous admettez que les 30 kilos, c’est le poids de la maladie et que les 2 kilos, ce sont des contrariétés mineures pour le commun des mortels, vous comprendriez ce que c’est que la psychose.

Il faut être fort pour porter 30 kilos du moins pour moi, donc porter la maladie chaque jour sans que rien ne la trahisse, ce n’est pas toujours évident. Je trouve bien facile le fait de dire que la maladie psy est dûe à une faiblesse de l’âme, c’est faux. Non, à mon sens, la psychose, comme tout handicap non visible entraîne toujours des difficultés, la différence avec la maladie psy, c’est qu’elles ont l’apparence de la fragilité. En vérité, c’est l’inverse !

Il faut être fort pour accepter la difficulté et la souffrance.

Il faut être fort pour continuer d’espérer malgré tout.

Il faut être fort pour se reconstruire une vie cassée par la maladie.

Il faut être fort pour trouver ou retrouver un emploi quand on en est atteint.

Le paraître du psychotique peut sembler fragile et parfois irritable, mais l’être du psychotique bien stabilisé quant à lui est fort. Comme disait Lao Tseu : « Celui qui peut vaincre les autres est fort, mais celui qui peut se vaincre lui même est puissant » et possède la vraie force (La force de se changer soi, c’est la force qui change le monde).

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