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Je souffre de psychose depuis maintenant 7 ans. Je suis à l’heure actuelle bien stabilisé avec un traitement médicamenteux relativement faible. Je ne suis qu’en progression sur le plan de la santé depuis maintenant bien longtemps. Aucune rechute n’est à déplorer jusqu’à présent. Néanmoins je ne travaille pas encore.. C’est mon seul point noir au jour d’aujourd’hui. Ceci dit, je ne culpabilise pas tant j’ai souffert de cette maladie. Il m’arrive de fréquenter le forum “atoute schizophrénie” sur internet qui parle de cette terrible pathologie et des psychoses associées qui sont + proches de ma maladie ayant eu un diagnostic différent de la schizophrénie.

A ce titre, j’ai pu remarquer que certaines personnes souffrant de maladie mentale qui sont désireuses de travailler, éprouvent de réelles difficultés à intégrer le monde du travail. Difficultés de se lever le matin, à tenir les horaires de travail ainsi que la cadence et les exigences demandées.. voire même rechutent et ont de nombreux arrêts de travail ou sont ré-hospitalisées suite à l’échec de leur tentative de reprise d’emploi. Ayant observé ce fait, j’ai pris la décision d’attendre encore avant de me lancer dans une perspective de recherche d’emploi. J’estime que du fait d’une trop grande fatigabilité, et d’une fragilité psychique encore présente, je ne pourrais pas y arriver encore.

Parfois, j’ai été blessé par des personnes croyant que notre identité se construit uniquement par le travail. En ce sens, l’on devient suspect quand on n’exerce pas d’activité professionnelle. Je crois que c’est faux, on ne ne peut pas se construire ni également se définir uniquement par le travail qu’on occupe. Disons simplement que c’est bien réducteur. Dans une société matérialiste et séculaire comme la nôtre, notre identité ne se construit plus que par rapport à l’argent et au paraitre social. En somme dit moi ce que tu fais, je te dirai qui tu es. Je tiens à le répéter ce n’est pas suffisant pour pouvoir porter des jugements de valeurs sur quelqu’un. Ce serait justement un manque moral de considérer que l’être humain n’est que sa partie visible (le travail).

L’être humain, c’est bien + que ça, c’est avant tout une morale appliquée dans sa vie qui peut permettre de dire si oui on non, notre vie a un sens sur cette Terre, et donne à l’individu sa valeur intrinsèque. On ne peut pas considérer l’individu que comme une chaine dans le vaste outil de production, mais plutôt le voir dans une optique + humaine reflétant ses qualités morales propres qui font de lui un être à part sur cette planète.

Si j’ai un conseil à donner, c’est bien de laisser les idiots parler, c’est toute l’étendue de leur pouvoir. Le pouvoir que je peux avoir de mon côté, c’est d’écouter ou pas leurs calomnies, ce que je m’emploie à ne pas faire bien entendu. Sous la couche de l’écrit, les choses se gomment parfois mais la réalité que je décris intellectuellement ici est parfois dure à vivre car en + de la maladie, il faut parfois savoir composer avec la bêtise humaine : celle qui parle sans jamais tenter de réfléchir…

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