Étiquettes

, , ,

Le naturel et le surnaturel

Moïse, Jésus et un petit vieux barbu jouent au golf.
Moise prend son club et d’un swing élégant envoie sa balle.
Elle monte en l’air d’un superbe mouvement parabolique et tombe
directement…
..dans le lac !
Moïse ne se perturbe pas, lève son club et à ce moment les eaux s’ouvrent,
lui laissant le passage pour faire un nouveau coup.
C’est maintenant au tour de Jésus. Il prend son club et, également d’une
parabole parfaite, (rappelez-vous : la parabole c’est sa spécialité !), il
envoie la balle dans…
..le lac, où elle tombe sur une feuille de nénuphar.
Sans s’énerver, Jésus se met à marcher sur l’eau jusqu’à la balle, et donne
le coup suivant.
Le petit vieux prend son club et, d’un geste affreux de qui n’a jamais joué
au golf de sa vie, envoie sa balle sur un arbre. La balle rebondit sur un
camion puis à nouveau sur un arbre. De là, elle tombe sur le toit d’une
maison, roule dans la gouttière, descend le tuyau, tombe dans l’égout d’où
elle se trouve lancée dans un canal qui l’envoie…
..; dans le lac mentionné ci-dessus.
Mais, en arrivant dans le lac, elle rebondit sur une pierre et tombe
finalement sur la berge où elle s’arrête. Un gros crapaud qui se trouve
juste à côté l’avale. Et soudain, dans le ciel, un épervier fond sur le
crapaud et l’attrape ainsi bien sûr que la balle. Il vole au-dessus du
terrain de golf, et le crapaud, pris de vertige, finit par vomir la balle

.. juste dans le trou !
Moïse se tourne alors vers Jésus et lui dit:
– "Tu sais, j’ai horreur de jouer avec ton père !"

La 1ère fois que j’ai lu cette blague, j’ai hurlé de rire.. Au moins, c’est une blague qui fait rire sans sous-entendu trop lourds. Il y a un sens. Nous remarquons que Moïse et Jésus pour parvenir à placer leur balle doivent faire un miracle : ouvrir les eaux (cf. La mer rouge dans l’ancien testament pour ceux qui ne sont pas au courant), marcher sur l’eau (dans le Nouveau testament). L’un et l’autre font donc appel au surnaturel pour réaliser un possible, placer la balle de golf. Le plus rigolo, c’est que Dieu (le petit vieux qui fait n’importe comment), lui balance la balle tout bêtement, mais, par une série de coïncidences, elle lui obéit et va là où elle doit aller, ceci naturellement. Le moins surnaturel, c’est Dieu !

Et de mon éclat de rire est survenu une réflexion sur la nature de Dieu et sa volonté. On voit bien ici que la volonté de Dieu (le petit vieux qui fait n’importe comment) est de mettre la balle de golf dans le trou. Bien que les chemins empreintés par la balle paraissent hasardeux et n’ont pas de sens en eux-mêmes, il se dégage une cohérence d’ensemble qui fait que la balle finit dans le trou. Et là, je me dit soudainement.. et si la maladie que j’ai eu à affronter n’était pas seulement une coïncidence malheureuse et si elle servait une volonté ainsi qu’un dessein + grand que moi, et que mon sort serait un peu comme celui du crapaud dans cette petite histoire : faisant partie d’un tout et lié à ce tout par une série de coïncidences qui m’échappe. Et c’est là que je me dit : que si mon destin est un peu celui du crapaud, qui serais-je pour refuser ce destin qui est le mien ? Peut être ai-je souffert mais au moins aurais-je eu la satisfaction de voir qu’acceptée, cette souffrance a du sens puisqu’elle est portée avec amour, patience et discernement. Cela ne veut pas dire que je renonce à me battre pour m’en sortir mais au moins, je peux me dire que mon quotidien et les efforts que je fais pour aller mieux ont un sens..

Dieu est je le crois un incompris..

Publicités