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Suite au commentaire d’une internaute à ce sujet, et bien que n’étant pas médecin, je vais tenter de témoigner sur les effets secondaires des traitements antipsychotiques.

Ces médicaments ont certes des vertus, celles que j’ai rappelé dans mon dernier article à savoir leur effet filtre en ce qui concerne l’esprit, néanmoins ils présentent également de nombreux effets indésirables… En effet, j’ai été confronté et je le suis encore à ces nuisances. Il fut un temps en effet où je tremblais beaucoup des mains et du corps, où je ne pouvais plus ou mal tenir correctement debout, où la prise de poids également fut un problème surtout en début de traitement. De plus, les traitements fatiguent beaucoup et même aujourd’hui avec une posologie faible, je souffre encore de fatigue chronique en ce sens où j’ai besoin de beaucoup de sommeil pour me sentir relativement bien dans la journée.

Tout ces désagréments et d’autres que je ne cite pas, n’y ayant pas été confronté personnellement, font que certaines personnes souffrant de psychose arrêtent d’eux-mêmes leur traitement médicamenteux. Bien qu’ayant été confronté moi aussi à ce dilemme, je n’ai néanmoins pas choisi de baisser ou d’arrêter mes médicaments. J’ai et je le pense encore eu affaire avec des professionnels de santé mentale et principalement mon médecin psychiatre qui ont eu particulièrement à cœur de me dire, de me répéter que l’arrêt du traitement était une erreur qu’il fallait éviter à tout prix.

En effet, cela casse la progression de l’état de santé obtenue par la médication, pire encore, cela peut faire considérablement régresser la personne dans le gouffre de la maladie mentale parfois sans espoir de retour à l’état antérieur. Personne au monde ne peut se sortir de ce genre de pathologie seul et sans traitement, c’est absolument impossible. Comme me le rappelait mon psychiatre : 80 % des rechutes sont liées à l’arrêt ou à la diminution du traitement pris par le patient. L’observance comme disent les médecins est fondamentale pour se sortir par le haut de la maladie mentale.

Il faut ainsi la comparer à un diabète, quand on prend ses médicaments dans ce cas là, on met la maladie – le diabète – en sommeil, on le stabilise. C’est la même chose concernant les maladies mentales, on ne peut pas faire abstraction de cela.

Encore faut-il que le médecin soit capable de donner un traitement qui soit adapté à la personne et à sa maladie. Il faut ainsi englober les progrès du patient dans la prescription médicale. C’est un fait. Par ailleurs, ce sera aussi de sa charge de bien veiller à prendre en compte le rapport bénéfices / nuisances des traitements et de bien faire prendre conscience au patient du bien fondé de le prendre.

De son côté, le patient devra avoir une bonne hygiène de vie, d’intégrer le fait que même une amélioration dûe à la non-prise des médicaments n’est que passagère et qu’au final le choix le + raisonnable sur le long terme est de bien avaler ses cachous.

Comme je dis pour moi-même : la meilleure façon de ne plus avoir de traitement, c’est de le prendre régulièrement.

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