« Connais toi-même et tu connaitras l’univers et les Dieux. »

Socrate.

Cette citation tend à montrer que la conscience humaine est la clé d’accès à la connaissance de Dieu. Quand on pense au divin, on a souvent tendance à penser ou croire que ce sont des choses qui nous dépassent et qui sont extérieures à nous. On parle ainsi souvent de transcendance en évoquant Dieu dans les religions monothéistes. Il semble évident que Dieu est bien davantage que nos petites personnes. Néanmoins, l’histoire de la philosophie occidentale n’est simplement que la redécouverte par petites touches successives au fil des siècles de l’idée selon laquelle le divin est en chacun de nous, ce qu’on appelle en langage philosophique l’immanence. De Spinoza en passant par Voltaire et le siècle des lumières jusqu’à nos jours.

De là découle en philosophie politique par exemple, l’idée que c’est la nation qui est souveraine et non pas un Roi ordonné par Dieu. C’est donc d’en bas, des consciences individuelles, dans les petites choses que la divin s’épanouit le + souvent à mon sens et pas dans la grandeur décadente de la politique, des médias et d’en haut en règle générale. C’est une vision du monde qu’il nous faut repenser. Nous sommes bien davantage que ce que nous paraissons et ce que nous faisons au quotidien mais cela par nature ne se voit pas.

Ce n’est donc pas du dehors qu’il faut chercher les solutions à nos maux mais bien en nous-mêmes puisque si le divin est en nous en tant que potentialité de réalisation, qu’attendons-nous pour explorer ce continent de la conscience humaine ?…

Aujourd’hui on parle du chômage, de la mondialisation, des problèmes sociétaux et d’identité entre les communautés. Ce qui me frappe surtout, c’est le manque de repères que mes contemporains ont vis-à-vis d’un monde de + en + complexe et incertain. A défaut de voir et de comprendre, il faut montrer, se montrer, transparence est cette idée actuelle selon laquelle tout dire est la seule solution à nos problèmes alors qu’il s’agit simplement de renouer avec la confiance.

Or, cette confiance vient de nous-mêmes, de cette étincelle qui vit en nous et qui ne demande qu’à vivre et s’épanouir. Tant que nous ne renouons pas avec la conscience que nous ne sommes pas seuls rien ne sera possible. C’est cette foi et conviction profonde qui pourrait nous porter. Nous pourrions ainsi vivre de manière moins égoïste et irresponsable.

C’est cette conviction qui m’a permis de m’en sortir… L’idée simple que je suis aimé comme je suis. Cela m’a aidé à m’accepter comme personne et donc d’aller beaucoup mieux et même d’une certaine façon d’être heureux. Quand on se comprend, quand on se connaît, on connait le monde… L’on ne peut qu’avoir des repères stables et clairs sur ce qui est bien ou mal. Non pas selon telle ou telle religion ou philosophie mais selon Soi ce qui revient au même, excepté le parcours suivi.

Sans amour, rien n’est possible.

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