Cela fait + d’un mois maintenant que j’ai dû couper les ponts avec mon ex-amie. Bien qu’au début, cela ne fut pas simple pour moi, aujourd’hui je viens de me rendre compte que j’ai perdu pas mal de poids. J’ai visionné des photos de moi au début de la relation il y a 5 ans, j’étais bien + mince qu’actuellement et pourtant tout au long de celle-ci, je n’ai cessé de prendre du poids alors que dans le même temps, mon traitement contre ma maladie psy a beaucoup baissé. Je ne peux donc que m’interroger sur ma perte de poids actuelle…

Sans aller jusqu’à dire que mon ex-amie était une personne toxique, je suis malgré tout tenté de dire que sa présence à mes côtés sur une aussi longue période ne fut pas de tout repos, loin de là. Je ne cherche néanmoins pas nécessairement à la blâmer par l’intermédiaire de ce blog, mais je CONSTATE dans ma vie que pas mal de choses évoluent significativement dans le bon sens depuis que je ne suis plus avec elle. En effet, tout au long de cette relation, je ne pouvais guère prendre soin de moi et gérer mon mal-être tant elle était exigeante d’attentions de toutes sortes alors même que je suis quelqu’un de fragile de fait vu la maladie que j’ai à affronter chaque jour. Je n’étais plus une personne à aimer pour ce que je suis, mais était devenu un exutoire à ses colères, et ses exigences au point de devoir me renier moi-même,… Je n’existais donc plus en tant que personne car elle était trop prise par elle-même et donc peu soucieuse de mon sort. Même si il est effectif que je n’ai cessé de faire des progrès au niveau santé tout au long de cette période de ma vie, je crois pour ne pas dire que je suis certain que je ne le dois qu’à moi-même et à ma spiritualité que je n’ai jamais abandonné. Seulement, j’étais à cette époque “entre les ronces” dans cette relation sentimentale et je pouvais jamais être pleinement à ce que je faisais au sens d’un retour sur soi que demande tout spiritualité.

De là nait l’interrogation selon laquelle, la prise ou la perte de poids n’est pas uniquement liée aux traitements médicamenteux (car ceux-ci et particulièrement les médicaments liés à ma maladie psy font grossir), ni à la mal-bouffe, ni non plus seulement au manque d’exercice ou à l’âge de la personne. Il y a bien des kilos émotionnels liés au stress que cette relation occasionnait et à toutes les contrariétés qui en étaient issues de fait. En cherchant sur internet, que ça soit via Google et You tube, je me suis très vite rendu compte qu’effectivement et ma fois très simplement qu’il y avait bien un impact physique en terme de poids à nos problèmes relationnels et psychologiques. Dans mon cas, il ne s’agit pas de simples états d’âmes, mais d’une maladie mentale à part entière. D’où ma vulnérabilité à tout ces chocs émotionnels que j’ai dû affronter tant que j’étais encore avec elle.

Actuellement, je suis bien davantage capable de me ressourcer au sens de prendre soin de moi qu’avant. Je prends davantage conscience de beaucoup de choses qui ont affecté ma vie et cette lucidité me fait beaucoup de bien y compris donc au niveau physique et je me sens + en accord avec moi-même et donc bien moins oppressé. Même si sur le court terme, j’ai dû traverser une part de mes ténèbres personnels, aujourd’hui, j’en recueille les bienfaits. Comme je le disais avant dans ce blog, il y a bien des avantages à bien se connaitre et s’appréhender soi, mais je ne pensais néanmoins pas au point de perdre du poids sans faire quoique ce soit de spécial en ce sens.

Récemment, j’ai mis à disposition certains des écrits de ce blog au site “raconter la vie” espérant qui sait de pouvoir être publié et bien le retour que j’en ai est très favorable. Je me sens donc mieux valorisé et reconnu dans ma singularité personnelle et ma réflexion a de la valeur pour autrui chose dont j’arrivais à douter. L’intérieur de soi (le psychisme), prime sur le reste et le fait, je le crois sincèrement d’avoir le sens des valeurs peut beaucoup aider à se rétablir de problèmes existentiels extrêmes comme ceux liés à une pathologie mentale comme la psychose.

Advienne que pourra.

Publicités