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Mon état de santé depuis quelques temps ne cesse de s’améliorer : perte de poids, reprise d’études en master pour bientôt ; tout dans ma vie progresse dans le bon sens. Comme je le dis souvent, la raison humaine est avant tout émotionnelle. C’est donc bien en apprenant à vivre ses émotions, à les exprimer et à les canaliser de manière constructive que l’on peut effectivement dans sa vie, tendre vers le bonheur. Je crois que si je me porte si bien aujourd’hui, même si tout n’est évidemment pas parfait, c’est parce que j’ai appris au fil des mois et des années à mieux gérer mes émotions.

Avant maladie, j’avais déjà fait cette découverte psychologique que la gestion des émotions et plus particulièrement de celles qu’on dit à priori négatives peut beaucoup aider à trouver ou retrouver confiance en soi. Que ça soit la peur, la colère ou la tristesse, je crois qu’il est parfois absolument nécessaire pour se construire un esprit authentiquement sain et aller de l’avant, de savoir traverser le flot de ces émotions particulières.

Ce n’est pas en niant ses propres émotions pour faire comme si ça allait, alors qu’elles sont comme la douleur l’est sur le plan physique (des avertissements au danger), ni en les refoulant par peur de perdre quelqu’un ou quelque chose, que l’on peut avoir un “état d’esprit” prompt à connaitre une certaine paix intérieure et extérieure (vis à vis d’autrui). Au contraire, il y a là un risque que ces émotions se retournent contre nous-mêmes à travers une dépression ou même des problèmes physiques…

En refoulant quelque chose de négatif en soi, le problème initial demeure et en +, nous en souffrons continuellement, car ce qui n’est pas exprimé continue de vivre en nous, ce qui peut devenir pathologique là pour le compte. Je crois que si j’ai pu aller quasiment au-delà  de moi-même, au sens de tendre à me remettre d’une maladie grave comme celle que j’ai dû affronter, c’est qu’au fond, je n’ai jamais craint de me regarder en face.

Il a toujours s’agit pour moi, et c’est toujours le cas, de faire émerger les parties inconscientes de ce que je suis, et de TRAVERSER ces flots de pensées et d’émotions, et de les canaliser au travers de la parole… On ne peut aller au-delà de soi sans commencer par se regarder au travers du prisme de ses émotions. Que me disent-elles sur moi ??? Qu’est ce que j’apprend malgré moi et grâce à elles ???

C’est cela tout l’enjeu de se reprendre en main. De ne plus être spectateur de sa vie mais de la vivre pleinement. Surtout… de ne pas faire semblant d’être heureux alors que l’on ne l’est pas car cela ne trompe personne au final.. Souvent dans la vie, ce que j’appelle les bonheurs exclusifs, ceux qui sont ostentatoires de manière à blesser les autres sont faux et réellement inconsistants. C’est même parfois le symbole de la pauvreté suprême, la pauvreté affective, car tout bonheur réel ne demande qu’à être partagé par nature.

On peut tromper le monde entier mais jamais soi-même…

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