Mots-clefs

,

 

Dans mon expérience, la question du bonheur est fondamentale. Avec l’effondrement de la pratique religieuse traditionnelle, la fin des idéologies politiques, la montée de l’individualisme lié au libéralisme économique, politique et sociétal, nous sommes chaque jour amenés personnellement à nous poser la question du bonheur en cette vie. Je vais même jusqu’à dire que le bonheur est une exigence, c’est un devoir d’être heureux dans notre société et paradoxalement on ne sait plus le trouver, ni le penser correctement.

Avec les deuils, mais surtout les événements de vie comme les ruptures, la perte d’emploi, la maladie, les individus n’ont plus de repères stables dans leur vie pour fonder leur bonheur selon les critères d’antan. Cette réalité a pour corollaire le fait que s’y rajoute un manque de repère moral pour justement bien fonder notre recherche du bonheur. Psychologiquement, on ne peut pas humainement mettre son bonheur dans le travail uniquement car on peut le perdre parfois cruellement du jour au lendemain, on ne peut pas non plus le mettre totalement dans la sphère privée car on peut tout aussi bien par le perdre au travers d’un divorce, d’une rupture.

Actuellement, en occident, les individus ont la maîtrise de leur destin, c’est évidemment une bonne chose mais en même temps une écrasante responsabilité qui pèse sur les gens. D’où peut-être la tentation de nourrir une forme de détestation du bonheur quand on ne l’a pas soi.

Alors, comment peut-on enfin trouver un bonheur stable ??? Un bonheur qui ne dépende pas uniquement des circonstances extérieures qui on peut le voir de nos jours n’a justement aucune permanence.  Or l’humain quel qu’il soit a besoin d’un minimum de garantie de sécurité affective, financière, etc… en un mot de Sécurité personnelle.

On parle beaucoup de nos jours de cette sécurité au niveau du politique, cela démontre bien d’ailleurs ce que je dis là, mais cela ne joue pas dans cette sphère précise à savoir au niveau de l’Etat. C’est en effet au niveau individuel que ça se joue, ça s’est toujours joué là d’ailleurs. Or, comme je le disais en préambule, nous n’avons pas d’outils pour penser le bonheur, car nous sommes je le crois à une étape de l’histoire humaine où disons la plupart des illusions ont été épuisées : la religion, la politique comme accès au bonheur collectif, même la science qui devait répondre au pourquoi n’a su répondre qu’au comment… En effet, elle n’a su que nous apporter une vie confortable avec la technologie c’est tout, elle n’a pas su répondre à la quête des causes c’est à dire à la question du Sens profond des choses et de la vie.

Que reste t’il donc pour connaitre le bonheur ??? un bonheur qui vous l’aurez compris ne dépende pas uniquement des circonstances extérieures… Et bien, pour ma part je pense que c’est la spiritualité, c’est à dire les outils de la philosophie propre à l’individu, donc fondamentalement à visée personnelle, qui est la mieux à même de répondre à la question du Bonheur.

Quand je parle de spiritualité ou de philosophie, il n’y a jamais dans mon esprit de lien direct avec la religion au sens d’une religiosité bigote et naïve qui voudrait que le bonheur ne soit accessible qu’après la vie à  condition d’être bon selon Dieu et envers les autres. NON, il s’agit là d’être pleinement et consciemment heureux en cette vie malgré tous les aléas qui peuvent surgir.

Fort de mon expérience de la maladie psy dont je suis en train de me sortir progressivement, j’ai témoigné tout au long de ce blog d’outils qui m’ont aidé à aller mieux, le + “marrant”, c’est que j’ai remarqué au fur et à mesure que je les écrivais, c’est que cela pouvait aussi s’appliquer aux bien-portants…

Je crois fondamentalement que le “Vrai Bonheur” – stable et donc permanent – est donc à chercher dans la philosophie. C’est dans une perspective pratique que j’invite le lecteur de ces lignes à faire dépendre son bonheur de son travail sur lui-même. Je crois à cette vertu précise de cette forme de spiritualité. Je l’ai pour ma part éprouvé en dominant une maladie qui aurait pu me détruire complètement et aujourd’hui malgré ça, je suis heureux même si par ailleurs je m’estime très incomplet encore mais c’est un travail d’approfondissement continuel …

Ci-joint une vidéo de Frédéric Lenoir, philosophe qui parle aussi de cette fameuse question du bonheur, et j’ai été très frappé vous le verrez car il dit des choses qui sont très proches de ce que je pense profondément. C’est ICI.

Publicités