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Le titre de cet article provient d’un film avec Robin Williams : “ Au-delà de nos rêves”. Le propos du film est de mettre en évidence les liens très subtils qui unissent ou séparent les êtres, ainsi que la relativité de l’en soi et du monde extérieur. J’aime beaucoup cette citation qui vient clore ce film de belle manière en montrant que c’est en ressentant nos émotions et plus largement nos pensées, nos ressentis que nous pouvons mieux unir les dimensions intérieures et extérieures.

C’est un peu comme à la fin d’un autre film : “6ème sens” ; où le héros vient prendre conscience  de ce que je nomme CE QUI EST. C’est à dire voir les choses, non pas comme il souhaiterait les voir c’est à dire courbées par sa volonté, en l’occurrence, son désir insatiable de vouloir contrôler sa réalité, mais bien telles qu’elles sont dans leur réalité intrinsèque. C’est le genre d’expérience intérieure et de lien subtil entre les choses et les êtres, que je m’efforce de décrire tout au long de ce blog. Souvent notre volonté de tout contrôler nous empêche le ressenti direct et donc, nous nous créons des protections ou des dérivatifs illusoires face aux maux dont nous avons à souffrir.

Le propos de ces 2 films est le même, montrer, ce que notre réalité quotidienne tend à dissimuler, à savoir qu’il y a bien un LIEN imperceptible mais PRESENT dans chaque être, qui, si la personne se donne la peine d’approfondir, peut permettre de guérir du mal que nous avons tous à endurer à un moment ou à un autre de nos vies. Ce n’est qu’en accueillant cela, ce qui suppose de se confronter à soi en toute humilité, et sans désir de contrôle,  que la nature fondamentale du Réel, celle qui éclate dans ces films tendra à émerger. La prise de conscience que tout est relié dans cet univers. Le destin des uns dépend de celui des autres. Au-delà de la conscience première des individus, qui veut qu’il y ait un dedans et un dehors de soi, existe un large champ d’appréhension qui réside en nous et qui seul peut nous donner la force d’avancer sans craindre quoique ce soit.

Il s’agit là de comprendre qu’il faut parfois s’autoriser à ressentir tout ce que nous prenons grand soin à enfouir en nous sans jamais laisser la porte ouverte. Ce n’est qu’en nous reliant de cette manière, par le biais d’une prise de conscience progressive de ce que nous sommes et que nous portons en nous à chaque instant  que nous pourrons vivre authentiquement libres. Libres et responsables sur la manière dont nous avons à affronter nos déterminismes. Si, intérieurement, nous prenons conscience d’un problème, nous portons de fait en nous, la possibilité de sa solution. Cela régénère réellement notre personnalité et nous donne la force d’avancer et de porter nos problèmes à travers cette conscience.

D’ailleurs, je crois que c’est de cette manière que j’ai pu largement faire baisser la souffrance morale de ma maladie ainsi que tout ses inconforts même si bien sûr, j’ai encore un grand cheminement à effectuer encore pour espérer m’en sortir totalement.

Néanmoins, j’ai fondé ma rémission sur ce que je décris dans cet article, c’est bien en apprenant à regarder en soi, à tourner son regard de l’extérieur vers l’intérieur que l’on peut se libérer de nos difficultés personnelles et de nos maux collectifs. Il ne faut pas s’y tromper, ce que je dis là, s’inscrit dans une trajectoire de vie, certes, mais bien aussi dans une certaine sagesse. L’univers n’a pas changé de nature depuis que l’homme est apparut, de ce fait, il y a des vérités qui ne périssent jamais et, CE QUI EST, recèle, l’essence de la vertu comme le dis très bien Krishnamurti. J’ai envie de dire, IL A RAISON ! Ce qu’il dit, j’ai pu m’en rendre compte par moi-même… Quand on prend conscience de qui on est profondément, alors, on réalise que l’être humain est sacré et cette conscience acquise fait que l’on tend au BIEN.

DEVENIR SOI, c’est se révéler MEILLEUR.

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