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C’est un concept qui me tient beaucoup à cœur et que j’évoque de manière directe ou + détournée tout au long de ce blog. Pour le définir, je me bornerai à citer Wikipédia : “l’immanence est un terme philosophique qui désigne le caractère de ce qui a son principe en soi-même.” On l’oppose à la transcendance qui veut qu’on le trouve de manière extérieure à soi. C’est toute la distinction des stoïciens entre ce qui dépend de soi ou non comme le note justement l’encyclopédie en ligne.

En matière religieuse, il est vrai de dire que Dieu est transcendant dans la mesure où il est censé nous être infiniment supérieur et extérieur à nous, mais là où l’on se trompe généralement, c’est sur sa nature qui est également immanente. En effet, l’idée que Dieu serait simplement extérieur au sujet est incomplète voire dangereuse dans le sens où elle entraine bon nombre d’incompréhensions…

Non, je suis absolument certain pour ma part que ce Dieu des religions monothéistes est également contenu dans sa “création”, qu’il est même au cœur de la conscience humaine. Cela se retrouve chez un Socrate par exemple quand il affirme le fameux “connais-toi toi-même et tu connaitras l’univers et les dieux”. Cela montre donc que les principes religieux n’ont pas d’étiquette et qu’ils prévalent dans la conscience humaine quelque soit les cultures et les religions dument reconnues comme telles.

Cette réalité méconnue donne une immense valeur à nos vies, car il est dit par exemple que la Loi de Dieu c’est : “Tu aimeras le seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces ET tu aimeras ton prochain comme toi-même.” Cela montre bien que l’amour de Dieu ne peut se révéler authentiquement que dans la pratique de l’amour du prochain et en est inséparable par nature. Tout ceci est donc la base d’une éthique interpersonnelle qui se développe le long des textes religieux à travers notamment le décalogue (les 10 commandements) qui se veut comme l’expression ultime du caractère de Dieu dans la réalisation humaine. On peut donc à ce stade dire que l’être humain a Dieu en tant que potentialité et donc pas en tant que plénitude au sens où le Divin est à la fois en chacun de nous et aussi dans l’altérité, c’est à dire dans l’autre qui à travers l’amour nous renvoie à cette réalité.

Tout le but de la vie  et son sens profond sera donc de devenir par grâce ce que Dieu est par nature. Je crois pour ma part que c’est la vocation  originelle et ultime de l’homme. Tout le sens du don de Dieu sur la croix est donc de nous permettre de nouveau de réaliser cela. J’ai envie de dire ici, que c’est déjà fait et qu’il ne reste pour ainsi dire qu’à l’homme d’en prendre à nouveau pleinement conscience.

Il suffit donc d’aimer pour comprendre la nature même de l’amour que Dieu a pour nous car “tout le reste viendra par dessus’’ dit jésus. Comme je l’ai déjà avancé sur ce blog, je crois que l’amour est le fondement réel et ultime de la conscience humaine car Dieu est présent en elle. Pour moi, vous l’aurez peut-être compris, le divin passe donc par la connaissance de soi au travers de l’amour que j’essaye d’avoir au quotidien pour les autres mais aussi donc envers moi-même. C’est le sens de ma vie que de tendre vers cette “connaissance de l’amour”. qui va par celle de soi.

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