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J’ai eu beaucoup à souffrir dans ma vie c’est vrai mais j’en ai aussi beaucoup retiré. Je suis maintenant bien mieux que je ne l’ai été et j’aimerais simplement partager le fait que la souffrance morale n’est pas une fatalité quelque soit sa profondeur. Pendant longtemps, je n’ai pas cru que c’était possible de s’en libérer et pourtant avec le recul, je pense qu’il y a une voie que chacun peut emprunter pour se faire.

Ce que mon expérience m’a donc appris, c’est que pour se libérer des souffrances morales que nous rencontrons, la seule voie est tout simplement d’accepter de les ressentir pour justement les faire partir. Juste les regarder. Je suis très attentif aux choses et je suis avant tout un pragmatique qui s’adapte aux contraintes que m’ont donné mes problèmes de santé, c’es comme ça que j’ai pu remarquer ce simple fait que lorsque l’on se laisse aller – car il s’agit bien de cela – on ressent la souffrance “initiale” que la plupart du temps on essaye de fuir.

Cette fuite se fait par tellement de biais qu’il m’est impossible de tous les citer… Celle-ci se traduit toujours par des effets secondaires si je puis dire, qui font que l’on ne peut jamais être pleinement heureux et satisfaits dans sa vie. Certains vont à la messe, d’autres dans des partis politiques, écrivent des livres, ont des addictions, etc,… Bien sûr, je n’échappe pas à cette règle moi-même mais j’ai au moins cette conscience là de l’état de mon esprit.

L’essentiel est que malgré tout, j’ai accès dans le temps de méditation que je m’accorde quotidiennement, à la réalité que j’énonce ici, à savoir que je me permets à mon rythme de percevoir la part de moi-même affectée par les tourments de la vie. C’est profondément émancipateur, dans le sens où quand on prends conscience de notre part de souffrance, quand on la voit en soi, elle s’évanouit. C’est un processus qui est lancé depuis bien longtemps en ce qui me concerne. Cela produit du Sens que je peux ensuite confronter à l’expérience des auteurs que je cite parfois ici comme Krishnamurti dont j’approuve les vues. C’est aussi le cas pour Bouddha, Jésus, Socrate et tant d’autres qui ont approchés pour certains, ou accomplit pour d’autres ce chemin de sagesse qui passe donc par la connaissance de soi.

Quand on apprivoise l’esprit, quand donc on crée du lien à l’intérieur de soi afin justement de nous réaliser en tant qu’individu, on peut ensuite s’ouvrir à tant de belles choses en même temps que notre personnalité de base se renforce, ce qui permet de mieux faire la part des choses d’une part et aussi de mieux faire face aux contrariétés de la vie ne manque pas de nous amener.

On a tous, absolument tous accès à cela, à condition bien-sûr ne ne plus avoir peur des forces qui se cachent en nous dans notre inconscient à la place d’en devenir les esclaves. Au contraire, nous pouvons devenir les maitres et possesseurs de notre propre esprit par ce chemin de vie que chacun peut envisager comme une sorte de quête spirituelle.

Bouddha et Krishnamurti et d’autres encore ont bien montré qu’il existe une fin à la souffrance humaine et plus particulièrement à cette souffrance de nature qui fait qu’en tant qu’être humain nous sommes blessés dès notre naissance. L’humain est fragile, c’est un fait, mais ce n’est pas une fatalité.

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