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Couverture_Petit-traité-de-labandon

Couverture : “ Etre vrai, me dépouiller des masques; oser l’abandon plutôt que la lutte; voilà qui me guide dans le périple de l’existence, où jamais nous ne pouvons nous installer. Pour demeurer fidèle à soi, pour vivre une authentique simplicité du cœur, tout un art est requis. Comment s’abandonner à la vie sans baisser les bras ? Comment gouter la joie sans nier le tragique de l’existence ? Comment traverser le découragement sans devenir amer ? ”

Né en 1975, Alexandre Jollien a vécu 17 ans dans une institution spécialisée pour personnes handicapées physiques. Philosophe et Ecrivain, il est l’auteur d’une œuvre qui connait un succès constant, avec Eloge de la faiblesse (Cerf, 1999, prix de l’Académie française) et, au Seuil : Le Métier d’homme (2002), la Construction de soi (2006), le philosophe nu (2010) ainsi que + récemment, Vivre sans pourquoi (2015).

J’ai découvert cet auteur presque par hasard grâce à You Tube lors d’une interview faite avec Boris Cyrulnik. Je dois dire que j’ai été à la fois étonné et réellement ravi de le lire en commençant donc par ce Petit traité de l’abandon. Là depuis peu, je le relis à travers son nouveau livre : vivre sans pourquoi. Son expérience de vie (le handicap en l’occurrence) mais aussi et surtout son itinéraire philosophique personnel, qui toute proportion gardée bien-sûr, entre en résonance pour le moins avec mon propre vécu. Comprendre qu’il faut lâcher-prise pour vivre une vie + authentique en même temps qu’apprendre à devenir pleinement soi est une sagesse qui peut convenir au + grand nombre. Ainsi dit-il de son handicap, si il y avait un remède à ma maladie, je ferai tout et n’importe quoi pour en être débarrassé, mais celle-ci est incurable donc, sous-entendu : je dois apprendre à vivre avec au lieu de lutter contre elle (vainement de fait).

C’est cet itinéraire qui est proposé dans ce livre, sa “petite pharmacopée” comme il la nomme en parlant de la philosophie. Pour dire ou en vérité re-dire que cette discipline de vie est REELLEMENT utile pour tendre vers le bonheur qui comme je le disais ici récemment, sur le ton de l’humour à vrai dire, relève  de la quête initiatique. Personnellement, je crois qu’on s’épuise à lutter contre le mal-être physique ou/et psychologique alors que la “dynamique de la vie” veut qu’on les laisse à eux-mêmes qu’on soit suffisamment en paix pour se détacher de tout ce qui peut nous faire souffrir. Faire en sorte de “poser les jalons” d’une vie + harmonieuse en somme. C’est de tout cela et de bien + encore qu’il est question dans ce livre et dans l’œuvre de cet auteur.

Merci Alexandre.

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