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Le bouddhisme m’a beaucoup apporté dans la vie y compris face à mes problèmes de santé. En effet, le seul but du Bouddha a été d’amener le + de gens possible vers le bonheur qui est – au fond – le désir de chaque être humain. Bien-sûr, sans nier la réalité des maux auxquels chacun peut être confronté. D’ailleurs, Bouddha lui-même a souffert plusieurs fois de maladies physiques dans son existence ici-bas, ce que la plupart des gens ne savent pas.

On se fait généralement des représentations erronées sur ce grand émancipateur, il n’était qu’un homme et surtout pas un sur-homme et encore moins une incarnation divine. D’ailleurs lui-même ne se prétendait pas comme tel, il attribua ainsi sa réalisation, tout ce qu’il acquit et accomplit, au seul effort de l’intelligence humaine. Chaque être humain possède en lui-même la possibilité de l’être, s’il le veut et en fait l’effort. Son enseignement ne vise simplement qu’à devenir pleinement humain, à accomplir ce que recèle notre conscience potentiellement et être réellement heureux qu’elles que soient les circonstances.

01041C’est ainsi qu’il exhortait ses disciples à être des refuges pour eux-mêmes et à ne jamais chercher refuge ou aide auprès d’un autre que soi précisément pour les raisons que je viens précédemment d’évoquer. Il s’agit donc de tourner son esprit vers l’intérieur et à ne pas chercher au-dehors, dans l’extériorité la source de ce bonheur.

Vous devez faire votre travail vous-mêmes, c’est à chacun de marcher sur le sentier qui mène à la libération.

Il est bien clair qu’il était un instructeur pratique et n’enseignait que ce qui apporterait à l’homme paix et bonheur. D’ailleurs, à l’occasion d’un échange, il pris dans ses mains quelques feuilles dans sa main et demanda à ses disciples :

– Quelles sont les + nombreuses ? Ces feuilles que j’ai dans ma main ou celles qui sont dans la forêt ?

– Seigneur, très peu nombreuses sont les feuilles que tu as dans ta main, mais certainement les feuilles qui sont dans la forêt sont beaucoup + abondantes.

– De même ce que je sais, je ne vous ai dit qu’un peu, ce que je ne vous dit pas est beaucoup +. Et pourquoi je ne le vous dit pas ces choses ? Parce qu’elles ne conduisent pas au Bonheur.

Bouddha ne s’intéressait donc pas à la discussion de questions métaphysiques inutiles, qui sont purement spéculatives et qui créent des problèmes imaginaires. De là, il n’y a qu’un pas vers la parabole du blessé :

Un homme est blessé par une flèche fortement empoisonnée. Ses amis et parents amenèrent un chirurgien. et l’homme dit :

– je ne me laisserai pas retirer cette flèche tant que je ne saurai pas qui m’a blessé, quel est son nom, sa famille ; s’il est grand, petit ; d’où il vient,… (la recherche des causes de la souffrance).

– Bouddha déclara : cet homme finira par mourir avec toutes ses questions laissées sans réponse et que quelques soient donc ses opinions concernant les problèmes métaphysiques, il y a la mort. Celle-ci restera présente ainsi que tout le malheur qu’elle apporte aux hommes. D’où la nécessité d’appliquer son esprit à tendre vers le bonheur en cette vie, et donc de délaisser ce qui ne lui permet pas d’apparaitre.

Comme je viens de le montrer à travers ces diverses citations, Bouddha et son enseignement m’a permis de me poser les bonnes questions quand j’étais face à mes problèmes de santé et d’y répondre le + concrètement possible et donc avec pragmatisme. Il n’y a pas d’un côté des gens qui sont voués au bonheur et d’un autre, ceux dont le malheur serait une fatalité absolue.

Il disait aussi dans sa 3ème noble vérité qu’afin de ne plus souffrir, il fallait faire cesser cette envie fondamentale qui réside en chacun et qui pousse donc immanquablement vers la souffrance et les contrariétés. Le côté envieux – au sens le + large – est d’un point de vue pratique, la plupart des gens le perçoivent, un obstacle au bonheur. Si j’envie mon voisin parce qu’il a je ne sais quelle qualité que je n’ai pas, il est évident que je vais en souffrir.

Toute la pratique spirituelle sera justement de faire en sorte d’aller à la racine de cette envie par la connaissance de soi et via la méditation ou une thérapie psychologique (parfois les 2) selon les aptitudes de chacun. Il ne faut pas être fermé sur les voies qui permettent à l’esprit de mieux s’appréhender et de se connaitre. Toujours est-il que comme Bouddha l’affirmait et que je  peux confirmer l’importance, le mieux pour tenter de connaitre le bonheur, est de prendre le temps de tourner son esprit vers l’intérieur de lui-même, ce qui demande souvent un temps de solitude au moins dans la pratique.

Cela vaut aussi dans un mal-être extrême auquel j’ai pu être confronté avec mes problèmes de santé. Dans mon cas, plutôt que de tenter d’en guérir, car j’ai des doutes sur cette possibilité malgré tout, le nec + ultra est de plutôt de tenter d’apprendre à vivre avec pour justement un jour pouvoir vivre sans cette maladie c’est à dire dans une paix d’esprit qui sous-tend toute forme de bonheur réel et stable.

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