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J’ai toujours eu un lien affectif au savoir dans le sens où quand j’étais encore en scolarité, j’obtenais de bien meilleurs résultats dans les matières qui avaient un sens pour moi. Pendant mon adolescence, j’étais vraiment absorbé par la complexité et la variété des approches théoriques. Absorbé par une sorte d’amour de l’intellect au fond quand j’y repense aujourd’hui avec + de recul qui versait je crois dans une forme d’orgueil.

Néanmoins, un évènement malheureux a commencé à me mettre la puce à l’oreille concernant mon trop grand amour de la raison : Une fois, je suis tombé sur du verre et me suis blessé la main, je perdu beaucoup de sang jusqu’à faire un malaise. Arrivé aux urgences, je me suis senti “partir”… Et c’est là que je me suis aperçu que face à la peur de la mort, ces connaissances durement acquises ne pesaient strictement rien, qu’elles n’étaient – au fond- qu’une sorte de Vanité de l’esprit.

Déjà, à ce moment de ma vie, j’ai commencé à douter du bien fondé d’une approche uniquement intellectuelle des choses de la vie qui face aux grands tourments qui peuvent s’y produire n’étaient d’aucune aide réelle. Quand je suis tombé dans des gros problèmes de santé psy, je me suis à nouveau dit que ce je savais ne m’avait pas protégé du mal-être massif que ces soucis représentaient.

D’où la nécessité qui fut la mienne, afin d’aller vers un mieux-être d’avoir des connaissances réellement utiles justement dans cette optique. C’est alors que j’ai dû sérieusement me remettre en question intellectuellement. Ce fut à cette occasion que j’ai vite posé le constat que les personnes simples étaient celles qui étaient les + résistantes moralement face aux chocs que la vie ne manque pas de nous envoyer.

C’est alors que j’ai constaté également que la sagesse, c’est avant tout du bon sens appliqué et que le fait disons de simplifier ma pensée de ces bagages théoriques “creux” et de privilégier la profondeur à la complexité fragile avait un impact direct sur mon état de santé qui déjà s’améliorait à ce moment là. Ce fut aussi pour moi l’occasion de faire une sorte de tri dans mes connaissances et de parfois re-découvrir la philosophie et de la voir cette fois-ci comme un outil au service du bien-être, et non plus que comme une distraction purement intellectuelle déconnectée des réalités sensibles.

L’année dernière, j’ai tenté –vainement- de reprendre des études, j’ai tenu que 2  jours à cause de mes problèmes de santé mais malgré ce peu de temps passés à nouveau sur les bancs de la faculté, j’ai été confronté à des cours, j’ose le dire : CREUX, dans le sens où ce sont des connaissances qui ne servent pas réellement dans la vie y compris dans la vie professionnelle tant les aspects théoriques développés étaient éloignés des réalités du terrain. Cela a été un choc pour moi d’ailleurs de voir que tous ces cours de fac pourtant d’un haut niveau n’avaient désormais plus de sens et donc d’intérêt pour moi.

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