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C’est assez rare que je commence par une citation préférant mes propres écrits pour illustrer ce que je vis et mon parcours. Pourtant là, Marc Aurèle et ses mots me parlent à l’instant où j’écris ces lignes.

Il y a un moment, j’avais rédigé une note ici-même sur ce blog pour montrer disons l’importance et le sens de l’intériorité dans toute tentative de reprendre pied avec les choses. J’aimerais maintenant avancer davantage sur cette thématique. + j’évolue, + je me rends compte qu’il ne faut pas avoir peur de notre dimension intérieure et de toutes les formes de représentations plus ou moins conscientes qui peuvent remonter à la surface.

Fondamentalement, dans nos sociétés dites développées et dites civilisées, on perd ce rapport à soi qui est pourtant fondateur et formateur sur le plan personnel pour se perdre dans l’extériorité (accumulation de richesses matérielles, divertissements,…).

Or, comme il est dit dans l’ecclésiaste : “Rien de neuf sous le soleil”. Ce passage de l’ancien testament est important. Fondamentalement, il n’y a rien de vraiment nouveau dans les problèmes que les hommes ont à affronter. Quand on regarde dans l’histoire des idées philosophiques, les auteurs ne “font” si j’ose dire que de reprendre la vérité selon des modalités propres à ce qu’ils sont et à l’époque où ils la donne.

Or l’accès à cette vérité est avant tout le reflet de la conscience qu’ils en ont.

C’est donc dans notre intériorité, dans ce soi à soi que peut naitre ou renaitre la conscience qui nous pousse à examiner au sens noble du terme nos vies. Il ne faut pas à mon sens craindre ce genre de chose. Au contraire, comme le montre cette citation de Marc-Aurèle, c’est salvateur. Ce soi à soi est aussi protecteur pour l’individu. J’aime bien pour ma part la maïeutique qui est la discipline philosophique qu’avait les anciens de l’antiquité grecque, qui vise à faire naitre la conscience individuelle. De nos jours, cela qui peut s’en rapprocher le + à mon sens, ce serait la psychanalyse. Comprendre la nature de ce dont on est amené à souffrir permet l’émancipation par la prise de conscience de ce que nous ne cessons d’être.

Savoir se recentrer en soi est souvent porteur de remise en question, c’est certain, seulement c’est le seul moyen d’avancer réellement dans la vie pour peu qu’on se soucie de la valeur de sa propre existence.

Je crois néanmoins qu’on ne peut aborder ces réalités sans avoir au préalable ce que je pourrais appeler des notions de phénoménologie de l’esprit afin de ne pas se perdre dans tout cela. Je m’explique : il ne faut pas être laisser seul directement face à ce genre de représentations psycho-spirituelles qui pour la plupart renvoient à des “illusions affectives”. Il y a bel et bien nécessité d’avoir suffisamment de recul sur ces questions avant d’entreprendre ce voyage en soi qui parfois peut s’avérer en pratique difficile. Même si le rapport à soi est direct et sensible, il faut au moins dans un premier temps s’appuyer sur ce que pensent un thérapeute averti de ce type de questionnement ET avoir des références intellectuelles qui y sont liées.

Cette conscience acquise ne vient pas sans effort personnel bien sûr mais au fil du temps l’effort spirituel sera de ne plus faire d’effort sur soi juste d’être dans une sorte de non-faire, d’accueil.

Les gens ne changent pas ce qu’ils sont, j’en ai acquis la certitude par contre il est possible d’évoluer pour juste DEVENIR SOI.

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