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Si tu pleures de joie, ne sèche pas tes larmes : tu les voles à la douleur. Paul-Jean Toulet.

On ne cache pas ce qu’on a dans le cœur, et c’est d’autant + vrai lorsqu’on est atteint de problèmes de santé comme le mien. Je ne peux faire semblant d’être quelqu’un que je ne suis pas réellement. On ne le fait qu’à son propre détriment de toute les manières.

Il y a longtemps, un médecin qui me suivait me disait que ma maladie viendrait du fait que je me contrôle trop. D’où, effectivement des angoisses qui me viennent de là car il est illusoire de croire que l’on a un contrôle sur ce qui de fait ne dépend pas de nous. Ce constat est également valable dans la vie de l’esprit vous l’aurez donc compris. Et ce que je n’avais pas perçu quant à moi, c’est la validité du constat de ce médecin.

Encore fallait-il avoir le mode d’emploi de mon propre esprit afin de tendre vers un mieux-être palpable sur le front de mes angoisses. C’est le palier que je viens de franchir depuis quelques temps.

Je crois qu’il faut être d’une certaine manière observateur. J’ai eu la malchance de faire une première dépression quand j’avais 18 ans environ. Ce qui m’a fait aller mieux et au final en récupérer, c’est de me laisser aller à éprouver la part de souffrance que j’avais en moi. On parle beaucoup de rationalisme de nos jours et ce dans bien des sphères de notre société. Or, ce que j’avais entrevu et qui en fait m’a fondamentalement aidé face aux traumatismes que j’ai eu à affronter : ce n’est pas la raison qui prime dans l’esprit humain mais bien le cœur des émotions.

Je pense même qu’après avoir vécu une maladie comme la mienne qui est un défi absolu à la conscience humaine, c’est que l’équilibre de vie psychique réside en fait dans l’intégration de ces 2 polarités dans l’esprit. S’autoriser à se laisser aller à ressentir, percevoir, et savoir être touché est essentiel pour tendre à une meilleure relation à soi et ensuite par rapport aux autres.

Il ne dépend pas de nous de changer les autres et de les amener vers une sorte d’idéal correspondant aux désirs qui nous habitent. Mais il nous appartient de mieux nous connaitre y compris jusqu’à nos profondeurs dont il ne faut pas avoir peur. Ce qui compte, c’est de devenir pleinement soi-même, de se réaliser en tant que personne humaine. Il ne s’agit donc pas de devenir meilleur, mais simplement découvrir qui on est et de la faire en tout authenticité.

Je crois que l’angoisse dont je suis encore trop victime est un empêchement mais je pense avoir trouvé la clé qui me permet non pas de la chasser mais de l’accueillir pour ce qu’elle est. Ce chemin passe par une forme de lâcher-prise qui se traduit concrètement par laisser venir les larmes. Il ne faut pas réprimer ce que l’on porte en soi ni d’ailleurs s’en délester sur autrui mais bien avoir une démarche + intérieure, personnelle.

Concrètement, pleurer fait du bien et on ne pleure pas que de tristesse. Il y a aussi des larmes de joie et d’amour qui celles-la vous pouvez me croire, font un bien réel et apaise réellement l’angoisse. Avoir une relation profonde avec soi débouche sur un moi + affirmé et surtout + serein et au final + fort.

Prendre conscience de la vulnérabilité dont nous ne pouvons nous extraire puisque nous sommes tous mortels et faillibles est Sain et porteur de Sens dans nos vies. Du moins, c’est ce que j’en retire quant à moi.

On souffre de devoir être fort trop longtemps mais on s’apaise de pouvoir se poser et de laisser venir, c’est une forme de catharsis (Faire avec un trauma et même temps que l’évacuer, pour moi).

 

 

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