Nom du blog…

Vu mon évolution personnelle, le fait que je prends de + en + conscience de ma valeur et de qui je suis, je souhaite maintenant me défaire de l’étiquette de malade pour n’être plus que Moi.

C’est pourquoi j’essayerai de ne plus inclure dans ce blog de référence à mes problèmes de santé qui sont toujours là évidemment mais dont je souhaite, vous l’aurez compris me démarquer. Néanmoins, je ne renie rien de mon parcours personnel et, c’est la raison pour laquelle je n’effacerai pas les articles traitant de ma maladie.

Merci de votre compréhension.

Idéalisme et bouddhisme

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Tombant sur l’article de la célèbre encyclopédie en ligne concernant l’idéalisme dans sa conception occidentale du terme, je ne peux résister à la tentation de faire un parallèle pour le moins impromptu de la notion en ce qui concerne le bouddhisme.

Cette philosophie de vie ou cette science de l’esprit comme le dirait le Dalaï-Lama m’a profondément attiré depuis mon adolescence et je n’ai eu de cesse dans ma vie d’en éprouver les bienfaits concrets. Il faut être clair, pour ce qui me concerne, mon intérêt pour cette approche de vie fut tout d’abord intellectuel mais au fil des années passées, j’ai pu expérimenter ce que quelqu’un comme Krishnamurti pourrait appeler une connaissance de première main que représente “l’expérience de soi” comme je la nomme.

Dans ce type de relation au savoir, l’analytique pur, au sens d’une dissociation intellectuelle fondamentale entre entre l’observateur et ce qui est observé dans l’esprit se dissout dans l’intégrité du psychisme pour n’être plus qu’expérience au sens large et donc donnant naissance de la connaissance de soi en tant que telle. La méditation permet ce soi à soi et donne corps et substance à ce que je décris là : rendre conscient ce qui ne l’est pas.

Ce soi à soi est précieux.

Cela m’a permis de m’ouvrir à la compréhension de(s) Sens des textes spirituels et philosophiques, d’avoir davantage de recul face à eux. D’un point de vue + pratique, cela m’a permis d’aller mieux au niveau de ma santé même si le lien peut paraitre subtil : le fait d’avoir les outils intellectuels et spirituels pour le travail sur soi qu’induit inévitablement mon mal est justement essentiel.

Je pense à cet égard que le Bonheur nait d’un juste rapport  au réel (ce qui est) ou comme dirait Bouddha lui-même dans une modalité de sa 4ème Vérité sur la souffrance, d’une compréhension juste.

Pour revenir à mon propos initial :

  • On appelle idéalisme toute théorie philosophique qui considère que la nature ultime de la réalité repose sur l’esprit, sur des formes abstraites ou sur des représentations mentales.

Le bouddhisme est donc pour parti un idéalisme dans le sens ou pour son fondateur, tout réalité repose sur l’esprit.  D’ailleurs on y parle de Réal-isation spirituelle pour ceux qui en ont atteint les + hautes marches.

Ceci pour revenir à ce qui je disais + haut : le juste rapport au réel comme fondement du bonheur, car le nirvana, ce n’est au fond qu’être ultimement en paix avec nous-mêmes et donc Heureux. C’est ce que je disais, d’un point de vue pratique dans ma dernière note sur ce blog, la bonheur vient de l’intérieur (de soi). c’est de cet en-soi dont dépend tout le reste. On peut y trouver des parallèles dans le stoïcisme qui insiste particulièrement aussi sur le travail sur soi.

  • Du point de vue de la philosophie de la connaissance, l’idéalisme s’oppose au réalisme, qui affirme que le monde externe a une existence indépendante de la conscience et de la connaissance qu’on peut en avoir.

Là dans ce dilemme bien occidental, opposant idéalisme et réalisme, l’enseignement du Bouddha ajoute une notion originale dans l’histoire de la pensée avec l’inter-dépendance. C’est le fait que que le monde “externe” est en fait disons, associé à ce que nous sommes à l’intérieur de nous. Sans nier la nature –à priori- indépendante et donc extérieure de la conscience et du monde, elle les réconcilie tout en les dissociant dans 2 formes de points de vue intellectuels :

Ceux dits de réalité relative et ceux enfin de réalité absolue ou fondamentale, la sagesse sera donc d’avoir le discernement de faire la différence entre eux comme le note le bon stoïcien que je suis (Qu’est ce qui dépend de moi ? Et qu’est qui ne dépend pas de moi pourrais écrire pour rendre simple cette question difficile). Le monde, pour un bouddhiste, n’est pas dépendant de moi, ni en indépendance foncière car je peux donc agir concrètement dessus. Les sciences modernes d’ailleurs écrasent cette notion d’indépendance de phénomènes dans la physique quantique par exemple ou on peut s’apercevoir que TOUT EST MELE, qu’au fond, nous faisons partie d’un tout qui certes nous dépasse mais auxquels nous participons y compris dans notre libre arbitre.

  • Du point de vue de la philosophie de l’esprit, l’idéalisme s’oppose au matérialisme, qui affirme que la réalité ultime est la matière.

Pour ce qui est de cette question, le bouddhisme est, je dirait pour ma part, MEDIAN et rejoins ce que je viens d’ailleurs de mentionner avant, le fait que tout est mêlé. Ce qui signifie ici que du point de vue bouddhiste, il n’y a PAS de rejet du corps et donc pas de dichotomie entre ces 2 points de vue (Esprit-Matière). Le bouddhiste y verra des distinctions illusoires, même si pour nous occidentaux, nous croyons encore à tort que l’un et l’autre sont disjoints. L’esprit ayant besoin du corps pour percevoir et le corps de l’esprit pour se mouvoir. Le fondement de la réalité ne sera pas dans la matière, ni d’ailleurs dans l’esprit dans la conception bouddhiste.

Où donc alors si ni le corps (matérialisme), ni l’esprit (Spiritualisme) ne sont le fondement du réel ?

Il est difficile de poser des mots sur cette réalité ultime des choses, néanmoins on peut simplement dire que la Vérité se situe pour Bouddha dans Le Juste milieu entre un bonheur matérialiste, et un bonheur issues d’une spiritualité disons Désincarné. Ni dans cette vie, ni dans la prochaine mais dans la Vérité du Présent que Saint-Augustin appelle le temps De Dieu (Eternel du présent) : ce temps (le présent) ayant pour particularité de contenir –en fait- toutes les modalités de connaissance et de potentialité.

BREF… Rire

De l’essentiel et de l’accessoire

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Je pensais intituler cette note hiérarchie des valeurs, mon propos étant de montrer qu’il y a des choses dans la vie qui sont + importantes que d’autres. Ce qui peut paraitre du bon sens pour la plupart des gens mais qui – en pratique – est bien moins simple à comprendre et encore bien davantage à percevoir…

La vie est ainsi supérieure à la santé qui est elle-même supérieure au travail.

La morale commune voudrait que chacun soit dans un moule rigoureusement identique les uns par rapport aux autres. Eh bien, NON. Pour moi, en effet, il y a des différences de tailles entre ne serait-ce que 2 individus. En ce qui me concerne, je n’ai pas la santé : vous le savez si vous lisez ce blog, ce n’est pas un hasard si j’y écris. Le fait que je n’ai pas la santé entraine DONC l’impossibilité de travailler, et ce, après bien des ruminations pour accepter ce fait (ça m’a demandé au moins 5 ans pour le reconnaitre). Qu’on arrête de me dire que les assistés sont nécessairement des fainéants, tout ce blabla pseudo-moralo-politique qui blesse les gens pour qui, la vie n’est de fait pas simple…

J’ai envie de dire : on se rapproche, au moment où j’écris ces lignes, près de 6 millions de chômeurs, qu’on viennent pas me dire que ce sont des fraudeurs et que ce sont tous des tires aux flancs… A un moment, il faudrait s’interroger sur le socle des valeurs de nos sociétés occidentales ou comme j’aime dire plutôt le SENS de celles-ci. La morale judéo-chrétienne a toujours mis en avant le travail, c’est une évidence mais JAMAIS comme une fin en soi. Quand on interroge les Ecritures dont sont issues ces dites valeurs, on s’aperçoit vite que, ce qui est central dans la bible, c’est l’amour de soi ET des autres.

Dans les 10 commandements qui est le fondement absolu de la morale biblique dont est issu quoiqu’on en dise notre civilisation occidentale, Dieu n’a PAS dit : TU TRAVAILLERAS comme fin ultime de sa révélation et donc de la condition humaine. Y est au contraire traité de 2 choses :

  1. TU AIMERAS LE SEIGNEURS TON DIEU, dans les 3 premiers commandements.
  2. TU AIMERAS TON PROCHAIN COMME TOI-MÊME dans les 7 derniers (Avoir ainsi de l’estime pour soi et pour autrui comme base et fondement éthique essentiel de tout.

Le cœur du message biblique et donc j’ai envie de dire chrétien est de dire tout simplement : AIMEZ-VOUS. C’est le message le + simple qui soit et –au fond- le + difficile à accueillir. C’est facile de parler de religion et même de la pratiquer d’un point de vue uniquement cultuel et identitaire, tellement facile… mais ACTUALISER ET REALISER ce message de base DANS l’amour effectif de soi et des autres est infiniment + difficile.

Pourquoi cette digression sur la religion ?

Tout simplement pour montrer que le regard Divin n’est pas un regard Humain et qu’en conséquence, tout le substrat idéologique des religions intériorisés par notre civilisation occidentale concernant le travail comme fondement de l’identité personnelle et donc d’une CERTAINE vision de la vie est incomplète voire mensongère concernant le message initial. Nous payons, je le crois profondément une façon par trop anglo-saxonne de considérer la vie. Par exemple pour les protestants, on est élu de Dieu quand on réussit dans la vie.

Cependant, réussir Sa vie et réussir Dans la vie n’est pas une seule et même chose…

Et, actuellement, nous le payons par notre crise économique qui est en fait une crise morale et donc de la valeur et de la place de l’argent dans nos vies. Ou pour être exact, d’un certain rapport à l’argent davantage que de l’argent seul.

Le confort matériel est une base mais pas une fin ultime pour être heureux.

En réalité, on peut très bien être heureux sans posséder grand chose hormis bien-sûr ce qui est nécessaire à la vie et j’y ajoute un peu de superflus inutiles pour se faire plaisir de temps en temps.

En dehors de cela, le Bonheur est un ETAT qui vient de l’INTERIEUR par l’approche d’une forme très particulière de savoir : la connaissance de soi où dit de manière + poétique : la mécanique du cœur.

Oui on peut très bien n’être rien socialement ou professionnellement ET être BIEN quand même. BIEN au sens d’être quelqu’un de respectable et bien au sens d’être heureux.

Actuellement, ON NOUS VEND DU BONHEUR… et les gens n’ont jamais été si malheureux car comme je l’ai déjà dit sur ce blog, nous n’avons PAS appris à penser ce Bonheur dont quelqu’un comme Voltaire disait que c’était pourtant la grande affaire de l’homme.

Avec les religions, ce dernier pensait que le bonheur était après la vie et acceptaient toutes les privations au nom de cette promesse. Avec les illusions politiques du 20ème, on lui a fait croire que le bonheur étaient en cette vie quitte à écraser son voisin pour le réaliser. C’est d’ailleurs tout l’enjeu du débat dont Sartre parlait : l’essentialisme contre son existentialisme (la prédestination et le bonheur/malheur après la mort OU le libre arbitre et le bonheur en cette vie avec la corolaire d’un matérialisme quasi-absolu).

J’ai ici envie de dire que les 2 approches sont justes MAIS totalement incomplètes prises l’une contre l’autre. Le Bonheur est ainsi MEDIAN comme dirait Bouddha ou Aristote.

Et ce bonheur après chacun court, la vérité est que tous le possède, à la seule condition de tourner le regard vers l’intérieur. Ni matérialisme, ni spiritualisme, n’en est la condition de base. c’est juste et simplement chacun face à sa conscience. C’est le but de la REELLE spiritualité que de donner les outils de ce soi à soi si difficile à réaliser pour chacun, pour que l’homme trouve ENFIN cette paix et ce bonheur auquel il aspire de toute éternité.

Bouddhisme et rétablissement psy

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Le bouddhisme m’a beaucoup apporté dans la vie y compris face à mes problèmes de santé. En effet, le seul but du Bouddha a été d’amener le + de gens possible vers le bonheur qui est – au fond – le désir de chaque être humain. Bien-sûr, sans nier la réalité des maux auxquels chacun peut être confronté. D’ailleurs, Bouddha lui-même a souffert plusieurs fois de maladies physiques dans son existence ici-bas, ce que la plupart des gens ne savent pas.

On se fait généralement des représentations erronées sur ce grand émancipateur, il n’était qu’un homme et surtout pas un sur-homme et encore moins une incarnation divine. D’ailleurs lui-même ne se prétendait pas comme tel, il attribua ainsi sa réalisation, tout ce qu’il acquit et accomplit, au seul effort de l’intelligence humaine. Chaque être humain possède en lui-même la possibilité de l’être, s’il le veut et en fait l’effort. Son enseignement ne vise simplement qu’à devenir pleinement humain, à accomplir ce que recèle notre conscience potentiellement et être réellement heureux qu’elles que soient les circonstances.

01041C’est ainsi qu’il exhortait ses disciples à être des refuges pour eux-mêmes et à ne jamais chercher refuge ou aide auprès d’un autre que soi précisément pour les raisons que je viens précédemment d’évoquer. Il s’agit donc de tourner son esprit vers l’intérieur et à ne pas chercher au-dehors, dans l’extériorité la source de ce bonheur.

Vous devez faire votre travail vous-mêmes, c’est à chacun de marcher sur le sentier qui mène à la libération.

Il est bien clair qu’il était un instructeur pratique et n’enseignait que ce qui apporterait à l’homme paix et bonheur. D’ailleurs, à l’occasion d’un échange, il pris dans ses mains quelques feuilles dans sa main et demanda à ses disciples :

– Quelles sont les + nombreuses ? Ces feuilles que j’ai dans ma main ou celles qui sont dans la forêt ?

– Seigneur, très peu nombreuses sont les feuilles que tu as dans ta main, mais certainement les feuilles qui sont dans la forêt sont beaucoup + abondantes.

– De même ce que je sais, je ne vous ai dit qu’un peu, ce que je ne vous dit pas est beaucoup +. Et pourquoi je ne le vous dit pas ces choses ? Parce qu’elles ne conduisent pas au Bonheur.

Bouddha ne s’intéressait donc pas à la discussion de questions métaphysiques inutiles, qui sont purement spéculatives et qui créent des problèmes imaginaires. De là, il n’y a qu’un pas vers la parabole du blessé :

Un homme est blessé par une flèche fortement empoisonnée. Ses amis et parents amenèrent un chirurgien. et l’homme dit :

– je ne me laisserai pas retirer cette flèche tant que je ne saurai pas qui m’a blessé, quel est son nom, sa famille ; s’il est grand, petit ; d’où il vient,… (la recherche des causes de la souffrance).

– Bouddha déclara : cet homme finira par mourir avec toutes ses questions laissées sans réponse et que quelques soient donc ses opinions concernant les problèmes métaphysiques, il y a la mort. Celle-ci restera présente ainsi que tout le malheur qu’elle apporte aux hommes. D’où la nécessité d’appliquer son esprit à tendre vers le bonheur en cette vie, et donc de délaisser ce qui ne lui permet pas d’apparaitre.

Comme je viens de le montrer à travers ces diverses citations, Bouddha et son enseignement m’a permis de me poser les bonnes questions quand j’étais face à mes problèmes de santé et d’y répondre le + concrètement possible et donc avec pragmatisme. Il n’y a pas d’un côté des gens qui sont voués au bonheur et d’un autre, ceux dont le malheur serait une fatalité absolue.

Il disait aussi dans sa 3ème noble vérité qu’afin de ne plus souffrir, il fallait faire cesser cette envie fondamentale qui réside en chacun et qui pousse donc immanquablement vers la souffrance et les contrariétés. Le côté envieux – au sens le + large – est d’un point de vue pratique, la plupart des gens le perçoivent, un obstacle au bonheur. Si j’envie mon voisin parce qu’il a je ne sais quelle qualité que je n’ai pas, il est évident que je vais en souffrir.

Toute la pratique spirituelle sera justement de faire en sorte d’aller à la racine de cette envie par la connaissance de soi et via la méditation ou une thérapie psychologique (parfois les 2) selon les aptitudes de chacun. Il ne faut pas être fermé sur les voies qui permettent à l’esprit de mieux s’appréhender et de se connaitre. Toujours est-il que comme Bouddha l’affirmait et que je  peux confirmer l’importance, le mieux pour tenter de connaitre le bonheur, est de prendre le temps de tourner son esprit vers l’intérieur de lui-même, ce qui demande souvent un temps de solitude au moins dans la pratique.

Cela vaut aussi dans un mal-être extrême auquel j’ai pu être confronté avec mes problèmes de santé. Dans mon cas, plutôt que de tenter d’en guérir, car j’ai des doutes sur cette possibilité malgré tout, le nec + ultra est de plutôt de tenter d’apprendre à vivre avec pour justement un jour pouvoir vivre sans cette maladie c’est à dire dans une paix d’esprit qui sous-tend toute forme de bonheur réel et stable.

Baisse de la cigarette

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PC_120315_oi6zc_cigarette-fumer_sn635Il y a peu, j’ai découvert sur You Tube que les personnes souffrants d’une maladie psy avaient une espérance de vie + faible que la plupart des gens. Ce n’est d’ailleurs pas tant en lien avec les médicaments pris pour traiter ces pathologies mais plutôt avec les addictions comme l’alcool ou le tabac et j’en passe.

Pour ma part, je ne suis concerné par cette réalité qu’en ce qui concerne mes problèmes avec la cigarette. J’avais réussi à baisser de + de 50 % ma consommation de clopes il y a un peu + d’un an, mais ma rupture l’année dernière m’a refait rechuté par rapport à ça. En réalité, je crois que les personnes qui souffrent de maladies psy sont plus enclin à fumer du fait de leur inactivité forcée et de l’angoisse liée aux problèmes mentaux.

Je suis très sensible à l’angoisse en ce qui me concerne, et donc + je suis en paix avec moi-même, + je peux baisser la clope. D’ailleurs, au cours de l’année passée, j’ai fait un grand cheminement pour justement arriver au point où je suis actuellement, c’est à dire que je peux maintenant le faire. J’en suis, hélas, un gros consommateur, mais là j’ai baissé déjà d’un peu + d’1/3 passant de 30-32 à moins de 20 par jour. Mon prochain objectif sera de me situer à 15 puis à 12 et ensuite, je vise, si tout se passe bien, à l’arrêt complet.

Je ne crois pas me tromper en disant que face à une maladie qui me met des angoisses importantes, ce n’est pas évident. C’est d’ailleurs la raison qui me pousse à y aller doucement et prudemment pour ne pas perturber ma stabilité psychologique personnelle. C’est bête à dire, mais fumer, ça donne une contenance, ça occupe pendant quelques minutes, alors être priver de cette distraction, ça crée un manque qui n’est pas que physique mais bien lié au psychisme.

J’ai souvent remarqué que quand je suis occupé, je suis bien moins tenté de fumer. Pour ce qui est de mes angoisses liées à mes problèmes de santé psy, je pratique la méditation en + d’un suivi psychologique qui fait que celles-ci tendent à baisser, et c’est probablement pour ça que j’ai pris la décision de baisser la cigarette, parce que je vais –à mon sens- mieux dans ma vie : + en paix- avec moi-même.

Mythe d’Oreste et maladie mentale.

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Les mythes ont pour but et fonction d’expliquer des problèmes moraux, spirituels et philosophiques difficiles par le biais d’images et de représentations de façon à ce que la plupart de gens puissent en percevoir le sens réel. Par exemple, le mythe de la création biblique de l’homme placé à l’origine dans le jardin d’Eden montre bien cette réalité. Il ne coïncide pas avec les acquis scientifiques actuels et ne sont donc pas à comprendre d’un point de vue littéral, moral et donc forcément réducteur, mais bien plutôt dans une perspective et dans un sens spirituel.

Tel est le cas également du mythe grec d’Oreste et des Furies pour ce qui est des maladies mentales.

ALF_TF_ANT_Oreste-Furies-1862Oreste était le petit-fils d’Atrée, un homme qui avait tout fait pour se prouver qu’il était plus puissant que les Dieux. A cause de son crime contre eux, les Dieux punirent Atrée en maudissant tous ses descendants. Il en résulta que la mère d’Oreste, Clytemnestre assassina Agamemnon, son mari et le père D’Oreste. Ce crime fit descendre la malédiction sur lui car, selon le code de l’honneur, un fils était obligé de venger le meurtre de son père. Mais le péché le + grave qu’un Grec pouvait commettre était le matricide.

Oreste était donc torturé par ce dilemme. Finalement, il fit ce qu’il devait faire et assassina sa mère. Pour ce crime, Les Dieux punirent alors Oreste en lui envoyant les Furies, trois abominables harpies, que lui seul pouvait voir et entendre, et qui le tourmentaient jour et nuit.

Poursuivi par les Furies partout où il allait, Oreste erra dans le pays, cherchant à expier son crime. Après maintes années de réflexion et d’abnégation, il implora les Dieux de le libérer de cette malédiction sur la maison d’Atrée et des visites des Furies, disant qu’il croyait sincèrement avoir expié le meurtre de sa mère. Un jugement fut tenu par les Dieux. Apollon dit que c’était lui qui avait imaginé le scénario et placé Oreste dans la situation où il devait tuer sa mère ; Oreste n’était donc pas responsable. A ce moment, Oreste régit et contredit son défenseur par cette affirmation : “C’est moi qui ai tué ma mère, pas Apollon !”

Les Dieux étaient ébahis. Jamais un membre de la maison d’Atrée n’avait assumé ainsi la totale responsabilité de ses actes au lieu de les incriminer, eux.  Finalement, le jugement fut rendu en faveur d’Oreste, et non seulement les Dieux levèrent la malédiction sur sa famille, mais ils transformèrent les Furies en Euménides, des esprits bienveillants qui, par leurs sages conseils, permirent à Oreste de savoir toujours se sortir d’affaire.

Le sens de ce mythe est clair. Les Furies hallucinatoires, que seul Oreste pouvait percevoir renvoient aux symptômes de la maladie mentale. Le fait que celles-ci finissent par se transformer en Euménides se fit parce que Oreste a accepté voire assumé sa condition et ses actes. En effet, il n’a pas cherché à blâmer sa famille qui était à l’origine de la malédiction, ni les Dieux ou le destin, la société où que sais-je encore… Non, au contraire, il fit des efforts de longue haleine pour s’en sortir, et ce qui l’avait fait souffrir mille tortures lui amena au final la sagesse.

Ce mythe montre bien – au delà – des époques, que lorsque la personne accepte la part de folie que représente les symptômes de la maladie mentale en général, et qu’en responsabilité, celle-ci prenne son traitement, fasse un gros travail sur elle-même en parallèle, fera qu’au final, cela transformera nos propres Furies personnelles (nos parts d’ombres) en sagesse et en lumière si ce travail est correctement fait.

C’est un mythe, qui me parle beaucoup. En effet, je n’ai pas cherché à blâmer qui que ce soit pour mon mal-être issu de ma maladie mais j’ai pris mes responsabilités en acceptant que celle-ci faisait partie de ma vie même si évidemment c’est un chemin ardu. C’est peut-être pour cela que ce qui était – à la base – un choc et un traumatisme existentiel énorme a fini par devenir une source d’apaisement puisque cela m’a permis de mieux cerner les mécanismes de mon propre esprit et donc d’en tirer de la créativité.

Par ailleurs, comme l’affirment les Stoïciens et comme j’aime aussi à le dire à ma façon,  il y a 2 types de souffrances :

  1. Celles qui viennent de la vie et sont le fruit de la condition humaine (la maladie, la mort,…) dont on ne peut qu’accepter la présence, tout en tentant bien-sûr d’en atténuer l’impact : c’est ce chemin que j’ai pris pour ma maladie.
  2. Celles causées par les être humains envers eux-mêmes et qui sont à dénoncer et à combattre (l’injustice, la pauvreté,…).

La sagesse sera donc de bien faire la part des choses entre ces 2 types de souffrances.

Page Facebook du blog.

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J’ai décidé de créer une page Facebook pour ce blog afin de pouvoir échanger sur mes écrits que ça soit à propos de mes problèmes de santé auxquels je fais témoignage, mais aussi au-delà, de ce qui m’intéresse autrement dans la vie.

C’est la première fois que je crée une page sur Facebook à vrai dire, du coup je ne peux que demander de l’indulgence au moins dans les premiers temps avant de bien maitriser cet outil.

Voici la Page Facebook du blog. N’hésitez pas à y laisser des commentaires, c’est fait pour.

Alexandre Jollien : Petit traité de l’abandon.

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Couverture : “ Etre vrai, me dépouiller des masques; oser l’abandon plutôt que la lutte; voilà qui me guide dans le périple de l’existence, où jamais nous ne pouvons nous installer. Pour demeurer fidèle à soi, pour vivre une authentique simplicité du cœur, tout un art est requis. Comment s’abandonner à la vie sans baisser les bras ? Comment gouter la joie sans nier le tragique de l’existence ? Comment traverser le découragement sans devenir amer ? ”

Né en 1975, Alexandre Jollien a vécu 17 ans dans une institution spécialisée pour personnes handicapées physiques. Philosophe et Ecrivain, il est l’auteur d’une œuvre qui connait un succès constant, avec Eloge de la faiblesse (Cerf, 1999, prix de l’Académie française) et, au Seuil : Le Métier d’homme (2002), la Construction de soi (2006), le philosophe nu (2010) ainsi que + récemment, Vivre sans pourquoi (2015).

J’ai découvert cet auteur presque par hasard grâce à You Tube lors d’une interview faite avec Boris Cyrulnik. Je dois dire que j’ai été à la fois étonné et réellement ravi de le lire en commençant donc par ce Petit traité de l’abandon. Là depuis peu, je le relis à travers son nouveau livre : vivre sans pourquoi. Son expérience de vie (le handicap en l’occurrence) mais aussi et surtout son itinéraire philosophique personnel, qui toute proportion gardée bien-sûr, entre en résonance pour le moins avec mon propre vécu. Comprendre qu’il faut lâcher-prise pour vivre une vie + authentique en même temps qu’apprendre à devenir pleinement soi est une sagesse qui peut convenir au + grand nombre. Ainsi dit-il de son handicap, si il y avait un remède à ma maladie, je ferai tout et n’importe quoi pour en être débarrassé, mais celle-ci est incurable donc, sous-entendu : je dois apprendre à vivre avec au lieu de lutter contre elle (vainement de fait).

C’est cet itinéraire qui est proposé dans ce livre, sa “petite pharmacopée” comme il la nomme en parlant de la philosophie. Pour dire ou en vérité re-dire que cette discipline de vie est REELLEMENT utile pour tendre vers le bonheur qui comme je le disais ici récemment, sur le ton de l’humour à vrai dire, relève  de la quête initiatique. Personnellement, je crois qu’on s’épuise à lutter contre le mal-être physique ou/et psychologique alors que la “dynamique de la vie” veut qu’on les laisse à eux-mêmes qu’on soit suffisamment en paix pour se détacher de tout ce qui peut nous faire souffrir. Faire en sorte de “poser les jalons” d’une vie + harmonieuse en somme. C’est de tout cela et de bien + encore qu’il est question dans ce livre et dans l’œuvre de cet auteur.

Merci Alexandre.

Basculement… positif.

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J’avance beaucoup depuis quelques temps. Là j’en suis à un point décisif -qui sait- d’évolution de mes problèmes de santé. J’ai, dans ma pratique quotidienne de la méditation, re-découvert les bienfaits de ce que je pourrais appeler le retour au corps.

J’ai toujours eu un cheminement spirituel depuis que je suis adolescent mais je ne pensais certes pas que cela me permettrait d’avancer à ce point face à une maladie absolument affreuse à gérer au quotidien apportant un lot de souffrances quasi-inimaginables pour la plupart des gens. Et pourtant,…

Il y a quelques années ici-même sur ce blog, j’écrivais un article s’intitulant : “la philosophie m’a sauvé” ; Aujourd’hui, à la vue de mes progrès sensibles dans mon quotidien, je ne peux qu’à nouveau confirmer ce que j’avançais à l’époque. Bouddha disait que ce qui trouble l’homme, ce ne sont pas les choses, mais l’opinion qu’ils en ont. C’est une profonde vérité dont j’ai pu, au cours de mon expérience personnelle, vérifier toute l’importance. Il n’y a pas dans le bouddhisme de haine du corps comme dans la tradition catholique par exemple.

Ainsi, Bouddha, au cours de sa propre vie illustrée dans le film “Little Buddha”, était dans un premier temps dans ce qui est appelé “le plaisir des sens”. Après avoir constaté que cette approche ne permettait pas de s’abstraire de la souffrance, il est parti dans une ascèse d’environ 6 ans dans laquelle seul l’esprit comptait sans tenir compte de son corps.

Après avoir aussi vu l’échec de cette approche comme il est montré dans ce film, avec le fameux passage où le maitre de musique dit à son disciple au sujet de son instrument : “si tu tends trop la corde, elle se casse, si tu ne la tends pas assez, elle ne sonne pas”… C’est là que Bouddha réalisa que le Bonheur réel si j’ose dire réside dans une approche qui nie et réconcilie en même temps les dimensions corporelles et spirituelles de la nature humaine : sa fameuse voie médiane.

Souvent dans la vie de l’esprit, on pense que c’est en reniant le corps que l’on parvient à une forme de sagesse ou de sainteté comme dirait un chrétien. Cela vaut particulièrement quand on souffre de ce genre de maladie de l’esprit… En effet, ce que l’on pourrait appeler la dimension mystique ou plutôt délirante en réalité, nous coupe de fait de ce que nous sommes. C’est à dire d’un réel communément partageable, donc par incidence de notre sensorialité qui est notre capacité à ressentir les choses émotionnellement de pouvoir les cerner correctement par la raison.

Actuellement, dans nos sociétés occidentales, nous sommes dans le culte du corps et donc dans un matérialisme prégnant et j’ajouterai, féroce. C’est un extrême qui ne va pas sans conséquence sur le plan sociétal, car tout se désagrège rapidement avec la perte des valeurs que cette “néo-culture” du vide entraine. Le matérialisme, et vous l’aurez compris dans ma pensée, le spiritualisme venant en réaction sont des non-sens historique : le culte du corps (matérialisme) et son rejet (spiritualisme, le retour du religieux moral et politique ndlr), sont des impasses.

Dans une approche individuelle et donc forcément personnelle, j’ai pu voir les obstacles de vie qu’elles apportent. Etre pris dans le matérialisme entraine une forme d’esclavage des passions et donc en fin de compte à l’insatisfaction et au malheur. A l’inverse, être éperdument dans la spiritualité peut rendre tout aussi malheureux car nous ne sommes PAS de purs esprits, ainsi il est dit dans la Bible que l’homme est fait de l’argile de la terre et est donc à la fois corps ET esprit. D’ailleurs, on constate que bon nombre des maladies physiques en médecine sont liées à l’impact du psychisme y  compris certaines pathologies lourdes. Il n’y a donc pas une âme à dissocier du corps comme le pensait Descartes en les opposant si radicalement.

Ce n’est que lorsque l’on réconcilie ces deux approches, en créant du lien en soi-même y compris avec son corps, que l’on REALISE la plénitude de son propre potentiel d’Etre humain. Je dois dire que le retour au corps à travers la méditation me permet de lâcher-prise avec une toute autre ampleur et donc de reprendre le chemin de la santé, de la confiance en soi et du bien vivre.

Le bouddhisme est avant tout pour moi une philosophie de vie qui chaque jour, me permet de faire des progrès au niveau de ma santé. Je ne me mets pas d’étiquette de bouddhiste pour autant étant par nature indépendant dans mes convictions personnelles mais je dois dire que cette tradition spirituelle apporte beaucoup…

Courage, fuyons…

La psychologue qui me suit me disait une fois que j’ai une très grande endurance vis à vis de la souffrance morale. Ce n’était pas un compliment mais bien davantage un constat dans sa pensée, ainsi qu’une sorte d’avertissement étonnamment . Au fond, je crois qu’elle a tout à fait raison. Quand je regarde ma vie en l’examinant avec attention, je remarque en effet que ce qui est une qualité réelle s’est avérée en fin de compte comme une sorte d’obstacle pour une vie + épanouie.

Je m’explique : Bien souvent, j’ai pris sur moi bien des offenses que je n’aurais jamais dû laisser passer, ma grande empathie vis à vis des autres m’empêche souvent de les laisser à la responsabilité de leurs actions, c’est à dire à leurs conséquences. Au lieu de me détourner, je me fais bouclier et donc j’ai été amené à accumuler bien des contrariétés inutiles dans le seul souhait d’éviter à autrui une part de leurs souffrances que je savais par ailleurs inévitable pour eux. Ma trop grande patience, mon endurance enfin bref tout ce que les autres croient être des qualités m’ont en réalité desservi, j’en ai acquis la conviction.

Exemple : J’ai une ancienne amie qui a 58 ans et qui est très dépressive (elle a un trouble bipolaire), ne prend pas bien son traitement, ne fais pas de travail sur elle – qui est pourtant fondamentalement nécessaire quand on présente ce genre de problèmes de santé – qui passe le + clair de son temps à me parler pour se plaindre et qui enfin a un comportement “pour le moins étrange” on va dire… Elle ne fait donc rien pour arranger les choses dans sa propre vie et m’assaille de son mal-être très régulièrement et cela depuis des années… J’ai tenu bon jusqu’à présent mais là aujourd’hui, j’avoue que je renonce à faire quoique ce soit pour elle. Ce sera donc COURAGE, FUYONS.

Je crois que l’on a tous un travail sur soi à faire pour pouvoir effectivement connaitre ou plutôt, reconnaitre le bonheur en cette vie. Ce dernier a tendance à se dérober dès qu’on l’approche bien souvent. On est heureux et on l’ignore, mais quand on est malheureux, on le SAIT très bien par contre du coup être heureux en conscience relève quasiment de l’ordre de la quête initiatique. Il faut ainsi savoir que le but et le rôle de toutes les traditions philosophiques et spirituelles sont cette quête du bonheur et l’envie de ne plus souffrir. Voici leurs origines réelles et non pas fantasmées, le simple souhait qu’à l’être humain de comprendre et d’accomplir pour lui-même cette simple réalité : être pleinement heureux.

Je pense que si j’agis de cette façon, c’est afin qui sait de m’éviter de la culpabilité mais comme je disais ici-même récemment, pour se libérer de la souffrance morale, il suffit bien souvent d’accepter de la ressentir. Eh bien, je vais donc poursuivre ma mise en pratique, je vais donc lâcher prise sur ce que je ressens y compris sur cette culpabilité originelle qui fait que mes points forts deviennent paradoxalement mes points faibles.

Il ne s’agit pas dans mon esprit de devenir un salop insensible car c’est en réalité tout le contraire, je suis croyant, je suis plutôt tenté de dire que j’ai la foi. En ce sens, je dois rendre à Dieu ce qui est à Dieu. Et dans mon cas, ça veut dire, accepter de ressentir cette culpabilité très présente chez moi, celle de laisser autrui face à leurs propres “démons”, à leurs “nuits”, à leurs souffrances sans rien tenter de faire pour les en délivrer. Juste avoir suffisamment foi en la vie pour opérer ce lâcher-prise afin justement de leur permettre d’eux-mêmes de réaliser ce qui leur manque et pour moi de me laisser aller à respirer un peu et de trouver davantage de paix.

Ainsi doit-il en être.